Élections européennes : condensé du programme des Démocrates & Libéraux européens

, par La Rédaction du Taurillon

Élections européennes : condensé du programme des Démocrates & Libéraux européens
Guy Verhofstadt Crédits photos : Wikipédia, Martin Kraft

A une semaine des élections, la campagne des européennes entre dans sa dernière ligne droite. Afin de finaliser vos choix, le Taurillon vous propose de revenir tout au long de la journée sur les programmes des 5 partis proposant un candidat à la présidence de la Commission Européenne. Ces articles courts n’ont pas vocation a présenter exhaustivement les programmes mais uniquement à vous donner un dernier coup d’œil général sur les principales propositions.

Pour les libéraux européens, c’est Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre du Royaume de Belgique qui brigue la présidence de la Commission. Voici les principaux points à retenir de son programme.

Relancer le marché intérieur pour relancer l’économie

Guy Verhofstadt appelle à un nouveau souffle économique qui serait possible par une nouvelle intégration des marchés. Il s’agirait de faire baisser les taux d’intérêts grâce à une concurrence accrue par l’intégration des marchés financiers pour permettre aux entreprises d’accéder plus facilement au crédit. Par la même logique d’intégration marchande, les libéraux veulent rattraper le retard dans le domaine du numérique, des technologies innovantes ainsi que dans le domaine de l’énergie, domaine qui d’ailleurs renferme quelques enjeux stratégiques. Les libéraux entendent aussi prendre des mesures financières et fiscales pour inciter à l’investissement privé et à la création d’entreprise. Ils souhaitent une utilisation différente des ressources de l’Union européenne pour qu’elles soient beaucoup plus tournées vers l’investissement. C’est à ce titre qu’ils voudraient diminuer les subventions issues de la politique agricole commune et plus généralement les aides d’État à l’échelle internationale afin de conforter les forces du marché. Le parti est bien évidemment en faveur du partenariat transatlantique et ambitionne d’engager de multiples négociations en vue de créer des zones de libre-échange avec de multiples aires économiques. Refusant l’endettement public pour relancer économie, ils prônent une application plus stricte du pacte budgétaire avec des sanctions plus automatiques.

Une volonté de réaffirmer la prééminence des droits fondamentaux

C’est au nom de ces droits fondamentaux qu’il est envisagé de créer un visa humanitaire pour prévenir les trafics humains notamment en Méditerranée. Alors que l’on plaide pour un système migratoire ouvert pour attirer les talents venus du monde entier, la nécessité de lutter plus efficacement contrôle l’immigration clandestine est réaffirmée. Les libéraux veulent adopter une posture de défenseur des droits fondamentaux qui découlent du libéralisme politique. On évoque l’instauration d’un mécanisme chargé de surveiller l’effectivité des droits fondamentaux en Europe. Guy Verhofstadt avait notamment beaucoup critiqué la Hongrie de Victor Orban en la matière. La protection des données personnelles étant un domaine sensible, les libéraux soutiennent que son régime doit être conforme aux principes élémentaires de l’état-de-droit. Ces principes ont également vocation à guider l’action de la diplomatie européenne. La politique de voisinage est à cet égard considérée comme un instrument précieux pour véhiculer les valeurs démocratiques et plus généralement libérales.

Une Europe politique ambitieuse sur la scène internationale

Les libéraux semblent attachés à ce que l’Union puisse progressivement parler d’une seule voix sur la scène internationale. On évoque la possibilité d’un siège unique au FMI pour l’ensemble de la zone euro. On encourage également un siège supplémentaire à l’ONU et dans diverses organisations intergouvernementales. La nécessité de développer les capacités diplomatiques et militaires de l’Union est réaffirmée. Bien que le programme ne comporte pas une seule fois le terme « fédéral », Guy Verhofstadt est connu pour être un ardent défenseur du fédéralisme européen. C’est ainsi que les libéraux souhaitent renforcer les pouvoirs du Parlement européen tout en mettant fin à la culture du secret diplomatique propre au Conseil. Ils expriment la nécessité de réformer les traités pour démocratiser les structures européennes, assumant sans ambiguité une vision d’inspiration fédérale même si le concept d’ « Europe à plusieurs vitesses » est jugé bienveillant au nom du pragmatisme.

Vos commentaires

  • Le 20 mai 2014 à 11:23, par VICTOR THEVENET En réponse à : Élections européennes : condensé du programme des Démocrates & Libéraux européens

    Il était en effet nécessaire de signaler que l’ALDE n’assume pas le fédéralisme. J’ai vu Guy Verhofstadt deux fois dans la campagne et il n’a pas dit fédéral une seule fois, ni les candidats UDI-MODEM. C’est étrange d’être fédéraliste mais de ne pas le dire aux électeurs. Ca pose un problème de véracité du discours politique. Je croyais que les centristes la respecterait. La présence du European Federalist Party en devient d’autant plus importante dans ces élections européennes.

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