Sport

Rugby : l’Europe est-elle ovale ?

« Crouch, Touch, Pause... Engage ! »

, par Ronan Blaise

Rugby : l'Europe est-elle ovale ?

Depuis le 7 septembre 2007 dernier, le grand événement sportif du moment, c’est la sixième édition de la Coupe du monde de rugby « Webb Ellis Cup ». Là, pendant un peu plus d’un mois, vingt équipes venues des cinq continents s’affrontent pour le plus grand plaisir des fans de ballon ovale et pour s’octroyer le plus beau des trophées.

Un événement organisé en Europe (essentiellement en France…) qui est, pour certains pays européens néophytes, l’occasion de découvrir ce sport peut-être mal connu en Europe qui fait pourtant, aujourd’hui, vibrer au moins neuf nations européennes [1].

Un sport dans lequel, pourtant, la fraternité et le fair-play (et la conviabilité d’après-matchs) restent des valeurs clefs...

On m’avait récemment demandé d’écrire, sur la Coupe du monde de rugby (bigre !), un article qui - tenant compte des dimensions transnationales et politiques de l’événement - aurait alors pu faire écho aux divers papiers que nous avions déjà publié (à propos des liens existant entre sport et politique…) à l’occasion de la Coupe du monde de football 2006.

Ecrire sur le rugby et l’Europe : gageure que cela mais, également, plaisir évident. Puisque voilà sans doute le sport collectif le plus esthétique qui soit ; un sport où l’esprit d’équipe, la beauté du geste et le sens des valeurs qu’il porte (i. e : ’’sportivité’’ et ’’respect de l’adversaire’’) l’emportent très certainement - tout du moins pour les afficionados - sur le caractère brutal de l’affrontement physique.

Ce sport dont les principes de base sont le ’’portage’’ - à la main (et jusque dans l’en-but adverse...) - d’un ballon de forme exotique (puisque ovale). Ce, par des équipes ’’pléthoriques’’ de quinze joueurs se proposant paradoxalement d’aller en avant en passant la balle vers l’arrière, d’enfoncer ou contourner les lignes adverses pour aplatir le ballon au-delà d’une ligne d’essais. Et de transformer ceux-ci, au pied, en tirant au-dessus d’un en-but…

Et voilà, à ce jour cela fait donc déjà au moins quatre semaines que la France vit au rythme du rugby. Plus précisément (après les éditions précédentes de 1987, 1991, 1995, 1999 et 2003) de la sixième édition de la Coupe du monde de rugby « Webb Ellis Cup ».

Géopolitique mondiale d’un sport occidental :

Le rugby est un sport - somme toute - confidentiel et marginal en Europe dans la mesure où il ne concerne vraiment que les quatre grandes nations de l’espace britannique (Angleterre, Ecosse, pays de Galles et Irlande), cinq nations latines (France, Italie, Roumanie, Espagne et Portugal) et un pays du Caucase (la Géorgie).

Pour le reste, certes le rugby est également présent dans d’autres pays, comme la Russie ou l’Allemagne, par exemple (qui sont, avec l’Espagne - d’après le classement international mensuel de l’IRB - les meilleures équipes européennes non qualifiées pour l’actuelle Coupe du monde…). Mais il s’agit là d’équipes nationales encore non compétitives pour des compétitions internationales de haut niveau.

Jusqu’à ce jour le rugby international - sport supervisé par sa fédération internationale « FIRA » et par son éternel et sacro-saint « IRB » (International Rugby Board) - est en fait aujourd’hui dominé par trois grandes nations de l’ancien Empire britannique, toutes situées dans l’hémisphère Sud : Nouvelle-Zélande (victorieuse de la Coupe du monde en 1987, finaliste en 1995, troisième en 1991 et en 2003...), Afrique du Sud (victorieuse du tournoi mondial en 1995, à domicile) et Australie (victorieuse du tournoi mondial en 1991 et 1999, finaliste en 2003).

Et si l’Angleterre l’a effectivement emportée - lors de la dernière édition disputée en terres australiennes, en 2003 [2] - force est cependant de constater qu’à part peut-être l’Afrique du sud ’’arc en ciel’’ - nation polyglotte et multiculturelle - tous les lauréats jusque là consacrés appartiennent bel et bien à des nations très majoritairement anglophones.

Quant aux principaux autres bastions du rugby mondial, juste préciser qu’il s’agit là - principalement, aujourd’hui - des petites nations insulaires et autochtones du Pacifique sud (Fidji, Samoa, Tonga, îles Cook, etc), de pays du ’’cône sud’’ latino-américain (Argentine, Uruguay, Chili, etc), d’Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), d’Afrique australe (principalement Namibie et Zimbabwe - l’ancienne Rhodésie - en Afrique australe ; et Maroc ou Tunisie, anciennes colonies françaises d’Afrique du nord) et de l’extrême Orient asiatique (Japon, Corée du Sud, Hong Kong, etc). Le Japon - candidat malheureux pour l’organisation de la prochaine édition 2011 - ayant officiellement renouvelé sa candidature pour préparer l’échéance suivante : la Coupe du monde de 2015.

Bref, comme on le voit ici, l’hégémonie sportive sur le rugby mondial reste, aujourd’hui encore, une affaire principalement occidentale et notoirement anglo-saxonne. Et, cette année encore, on voit décidément mal comment la victoire finale pourrait bien échapper à l’un des ’’six grands’’ du rugby mondial : Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du sud, Argentine, France ou Angleterre (tenant du titre à l’heure actuelle décidément bien pâlichon...).

Et la différence de niveaux entre ’’grandes’’ et ’’petites’’ équipes est (malgré les éventuelles surprises ponctuelles passées, présentes et à venir...) [3] encore aujourd’hui telle qu’on ne voit guère comment les choses pourrait évoluer autrement. Tout du moins à très court terme... [4].

Rugby et politique :

Longtemps sport amateur (et de prédilection) des élites anglophones argentines, des paysans ’’galliques’’ du terroir occitan le plus authentique, des modestes mineurs d’un pays de Galles longtemps paupérisé, des très élitaires étudiants anglais d’Oxford et Cambridge ou des rudes éleveurs de moutons néo-zélandais, le Rugby a récemment opéré sa mue pour devenir un sport authentiquement professionnel.

L’histoire du rugby n’est pas sans dimension politique. Non seulement comme un sport d’affirmation ou de ’’différenciation’’ nationales (comme en Ecosse, au Pays de Galles ou en Irlande, ici face à l’Angleterre ; de même que pour la Géorgie, face à la Russie…) ou comme un instrument de différenciation voire d’hégémonie sociale au service d’une certaine élite.

Ainsi, en Argentine - face au populaire ’’futebol’’ - le rugby était le sport des élites bourgeoises gouvernantes (et anglophiles…) soucieuses de ne - surtout - pas se mêler à la plèbe revendicatrice des quartiers populaires. De même, en Afrique du sud (pays sciemment maintenu à l’écart des deux premières éditions de la coupe du monde, en 1987 et 1991, à cause de son régime ouvertement ségrégationniste…) comme en Rhodésie, le rugby est longtemps resté l’apanage et le sport emblématique du ’’Pouvoir Blanc’’ des pires heures de l’apartheid.

Et ce, jusqu’au triomphe final des ’’Springboks’’ sud-africains - sous les auspices et les encouragements du président Nelson Mandela - lors de la Coupe du monde 1995, année où la victoire des ’’Boks’’ allait apparaître, en mondiovision, comme la communion collective et le triomphe d’une nouvelle Nation « arc-en-ciel » sud-africaine enfin réconciliée avec elle-même [5].

Pareillement en France, pendant la seconde guerre mondiale, le régime semi-autoritaire de Vichy avait (dans le cadre de sa fameuse politique "réactionnaire" dite de ’’révolution nationale’’…) sciemment mis en avant le rugby - sport amateur ’’du terroir’’ français le plus conservateur et le plus authentique qui soit - face aux présumées dérives consuméristes et amollissantes de la société urbaine (et d’un professionnalisme dévoyé : forcément corrupteur, sinon corrompu..).

Egalement, le rugby roumain a longtemps été - au temps de la dictature national-communiste du ’’Conducator’’ Nicolae Ceaucescu - un sport privilégié devant servir de vitrine ’’respectable’’ et virile d’un régime soucieux de se démarquer de son ’’suzerain’’ soviétique’’. Et ce, dans une démarche ’’publicitaire’’ étonnamment similaire à celle du rugby italien à l’époque mussolinienne.

Las, cette période du ’’grand’’ rugby roumain est aujourd’hui révolue. Elle l’avait pourtant alors vu - dans les années 1980 (époque où l’amateurisme officiel était encore la règle ’’rugbystique’’ universelle…) - se couvrir de gloire et alors égaler les meilleures nations de l’élite mondiale. Mais, avec le développement du professionnalisme et l’effondrement des structures sportives de l’ancien régime roumain, ce sera finalement le rugby italien qui, le premier de ces deux rugby latins, allait réaliser de considérables progrès, intégrer le tournoi des cinq nations et fortement monter en puissance (jusqu’à récemment faire son entrée dans l’élite mondiale…).

Rugby et valeurs politiques :

Aujourd’hui, ces temps semblent bien heureusement révolus. Et le Rugby - quelles que soient les conséquences financières de sa récente conversion au professionnalisme - semble aujourd’hui être devenu un creuset et un sport de promotion sociale par la méritocratie. Cela permettant de rendre possibles à la fois mixité ethnique et intégration politique.

Symboles vivants de ces valeurs d’intégration politique par le sport : la place éminente prise dans le folklore ’’rugbystique’’ mondial par les joueurs issus des nations insulaires et autochtones du Pacifique sud [6] ainsi que la place ’’symbolique’’ prise par les symboliques polynésiennes et maories (comme l’exécution - avant matchs - des traditionnels Haka et autres chants guerriers, devenus hymnes ’’rugbystiques’’ par excellence…) .

Des valeurs et des traditions ’’rugbystiques’’ aujourd’hui plus que jamais portées par les ’’All Blacks’’ : cette fameuse et mythique sélection néo-zélandaise, multi-ethnique et diverse [7], talentueuse et exemplaire, dont on dit toujours qu’elle est sans doute la meilleure du monde (même lorsque, las, elle ne triomphe pourtant pas en Coupe du monde...).

Solidarité du groupe, courage, engagement et combativité dans l’adversité, respect de l’adversaire, de l’arbitrage et des règles communes, convivialité et respect de la diversité culturelle, promotion par le mérite : le rugby véhicule là des valeurs positives.

De même, comme tout sport prétendant à l’Universel, il représente le rassemblement des peuples autour de règles communes. et peut donc symboliser, aux yeux de tous, la soumission de chacun à ces mêmes règles communes et à l’arbitrage des tribunaux.

Militant européen, ne peut-on alors donc pas y voir là comme une sorte de métaphore sportive de ce qu’est l’esprit même du… Fédéralisme ? Alors, en quelques mots comme en cent : « Allez les petits ! »

- Illustration :

Le visuel d’ouverture de cet article est une photographie du Trophée « William Webb Ellis », Coupe du monde de rugby.

- Liens internet :

- 1- A propos de l’IRB :

L’IRB, sur wikipédia.

Le site internet de l’IRB.

- 2- A propos du classement mondial de l’IRB :

Le classement de l’IRB, sur wikipédia.

Le classement international, sur le site de l’IRB.

- 3- A propos de la Coupe du monde de rugby :

La coupe du monde de rugby, sur wikipédia.

Suivre la coupe du monde de rugby, le site.

La Coupe du monde 2011, sur wikipédia.

Coupes du monde de rugby, an ’’alternate history’’.

- 4- Autres compétitions rugbystiques (européennes) :

Le Tournoi des 6 nations, sur wikipédia.

Le Championnat d’Europe des Nations de rugby, sur wikipédia.

Mots-clés

Notes

[1Par ordre alphabétique : l’Angleterre (tenant du titre mondial), l’Ecosse, la France (équipe actuellement championne d’Europe), la Géorgie, l’Irlande (équipe représentant toute l’île…), l’Italie, le Pays de Galles, le Portugal et la Roumanie.

[2La France étant présente en finale à deux reprises : en 1987 et en 1999...

[3A ce titre, on citera - par exemple - l’élimination de l’Argentine par les îles Fidji, en 1987 ; l’élimination du Pays de Galles par les îles Samoa, en 1991 ; ainsi que les récentes performances remarquables de l’Argentine (contre la France), de l’Italie (face à l’Ecosse), des Etats-Unis et des îles Tonga (face à l’Angleterre), des Fidji (face au Pays de Galles), de la Géorgie ou encore du modeste Portugal, etc.

[4A l’heure où la formule finalement envisagée pour la future Coupe du monde 2011, qui se déroulera en Nouvelle-Zélande, sera bien d’organiser (en marge d’une élite mondiale limitée aux seules seize meilleures équipes du moment…), un « Championnat du Monde B » pour les équipes de second rang…

[5A leur actuelle, juste signaler que sur 75 titulaires de cinq équipes sud-africaines ayant disputé la dernière édition du « Super 14 » - sorte de Championnat des clubs de l’hémisphère sud - on trouve sept joueurs noirs (soit un rapport statistique strictement inverse du rapport démographique existant aujourd’hui entre populations noires et blanches vivant aujourd’hi en Afrique du Sud).

Néanmoins, avec quinze joueurs noirs parmi les 144 ’’Boks’’ sélectionnés en équipe nationale depuis 1992 (et un ratio de 1 pour 10, avec des joueurs de talents comme Errol Tobbias ou encore Chester Williams voire, actuellement, Chilliboy Ralepelle ou Bryan Habama) on se retrouve avec un ratio nettement supérieur à celui des décennies précédantes (1 pour 300), même si on est là encore loin de la réalité ’’de terrain’’ des licenciés de rugby du pays : 2 noirs pour 5 blancs environ.

[6Tonga, Samoa, Fidji, îles Cook, etc.

[7Où l’on retrouve régulièrement des joeurs originaires des archipels du Pacifique - Tongiens, Samoens et Fidjiens - comme les fameux Jonah Lomu, Joe Rokocoko, Tana Umaga, Jerry Collins, etc.

Vos commentaires

  • Le 21 octobre 2007 à 14:13, par Ronan En réponse à : Rugby : l’Europe est-elle ovale ?

    Un bilan ?

    Au terme de ce nouvel épisode (le sixième...) de l’histoire d’un sport qui vit aujourd’hui avec succès sa mondialisation, on attendait le Sud (Nouvelle-Zélande ou Australie) et, après un court moment de flottement en quarts de finale (avec l’élimination des deux grandissimes favoris...) on aura finalement bien eu le Sud (i.e : l’Afrique du sud et l’Argentine).

    Avec l’Afrique du sud (fédérale) sur le toît du monde pour la deuxième fois de son histoire (après le triomphe - à domicile - de 1995). Et avec l’Argentine en vaillante tête de pont rugbystique du Nouveau Monde aux côtés des USA et d’un Canada qui auraient mérité mieux... (est-ce là son ’’continent de l’avenir’’ plutôt que l’Extrême-Orient démographiquement plein - et plein aux as - du si faible Japon ?!).

    En tout cas l’Argentine venge là l’affront de 1987 (alors ’’honteusement’’ éliminée en poules par les Fidji...), première grande surprise de l’histoire de la compétition. Quant aux nations insulaires du Pacifique, hormis la performance de ces mêmes Fidji (éliminés dans la douleur par le futur vainqueur du tournoi), Tonga et Samoa, il leur a manqué un poil de réussite...

    La France ? Coupe à moitiée vide, calice jusqu’à la lie et - fulgurances des quarts de finale exceptés - une compétition globalement complètement manquée. Une énaurme déception pour tous les supporters mais c’est finalement bien fait pour tous ceux qui voulait politiquement exploiter la compétition. Mais était-ce bien la peine de battre les « Néo-Z » en quarts pour ainsi échouer au port une semaine plus tard ?! Une telle inconséquence, une telle inconstance, cette irrégularité : c’est finalement « tellement français »...

    Les Européens ? Les grands en demi (France et Angleterre, celle-là défendant son titre acquis il y a quatre ans, jusqu’en finale...), les moyens décevants (Ecosse, Irlande, Galles, Italie, Roumanie) et les petits en net progrès (Géorgie, Portugal). Ce n’est certes là pas encore là la ’’coupe du monde du big bang’’ et de la grande remise en cause des ’’valeurs affichées’’ que certains attendent mais - timidement, certes - ça s’en rapproche...

    Reste l’événement : finalement devenu en vingt ans (depuis les ’’pionniers’’ de l’improvisée coupe du monde champestre - sur invitation - de 1987) le troisième événement sportif mondial après les JO et la Coupe du monde de football ; vu les forces en présence et les enjeux financiers (et leur éventuelle relecture politique) ça valait donc bien la peine qu’on en parle ici. Espérons que l’avènement du français Lapasset à la tête du « Board » mettra enfin un terme définitif aux concurrences stériles entre gardiens du dogme et instances de la FIRA, permettant ainsi d’accélérer la mondialisation du rugby...

    Et les vainqueurs : l’Afrique du sud, un Etat fédéral qui panse encore ses plaies et n’est donc certes pas encore le paradis sur terre. Environ 40 millions d’habitants, parfois déchirés encore par une histoire faite de ségrégation raciale, de dicrimniation sociale et de domination politique sur critères ethniques. Un pays qui connait une insécurité endémique, d’énormes problèmes sanitaires et de très graves inégalités sociales. Il n’en reste pas moins que ce pays - grande puissance potentielle et avérée du continent noir - est sur la bonne voie du redressement et du développement. Et, dans cette perpective, cette victoire (sportive) ne pourra là que leur faire du bien. Tout du moins c’est, en tout cas, tout le mal qu’on leur souhaite. Donc « Nkosi sikeleli Africa » (i. e : « Que Dieu bénisse l’Afrique » : en xhosa, en zoulou, en sesotho, en afrikaner et en anglais...).

    Les esprits chagrins répéteront à l’envie qu’il n’y a que deux métis dans le quinze de base sudaf’, oubliant au passage que - depuis 1995 - le nombre de licenciés ’’coloured’’ y est en très nette augmentation dans un sport ’’élitaire’’ jusque là réservé aux seules populations blanches proches du pouvoir.

    Prochain épisode : 2011, en « Nouvelle-Zélande-Aotearoa », ce ’’pays du long nuage blanc’’ qui se veut aujourd’hui être la synthèse pacifique des traditions polynésiennes de ses indigènes maoris (de leur combattivité) et de l’esprit pionnier et fondateur de ses courageux immigrés anglo-saxons (et protestants) de l’ère coloniale (et victorienne).

    Là bas, dans ce fief du travaillisme austral et de l’état providence (justice sociale sur base religieuse protestante...) vraiment exemplaire des pays ’’down under’’, pas de ségrégation sociale sur base ethnique pour ce pays de pasteurs anglicans, chasseurs de baleines et autres éleveurs de moutons aujourd’hui à la pointe des technologies les plus modernes. Et pas d’autre ambition que d’abriter une société équilibrée dans un pays profondément pacifique. Bref, pour résumer très succinctement, vu les mentalités et vu le relief : une sorte de Suisse anglosaxonne de l’hémisphère sud qui fait du bateau et joue au rugby. « God defend New-Zealand », donc...

    Cela dit, ça fait un moment que les fameux « All Blacks » - cette réputée meilleure équipe du monde (premiers titrés de cette compétition mondiale, en 1987 ; battus en finale, en 1995, par les... Sudafs ; éliminés cette année, en quarts - et en demie, en 1999 - par les... français) - n’ont finalement pas gagné la Coupe du monde. Et un nouvel échec, à domicile cette fois, ça ferait quand même vraiment désordre... Allez, tous en choeur (pour une fois - exceptionnelle - qu’on peut chanter en langue maorie, sur le Taurillon... ; - )) : « E Ihowā Atua, O ngā iwi mātou rā, āta whakarongona, Me aroha noa... ».

  • Le 13 décembre 2008 à 16:49, par Ronan En réponse à : Rugby : l’Europe est-elle ovale ?

    Un (vrai) Hymne fédéraliste, un !

    « All the world in Union, The world as one... »

Vos commentaires

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom