Les Présidences de l’Union européenne

Résolution adoptée par le Conseil d’administration des Jeunes Européens-France du 21 septembre 2008

, par Les Jeunes Européens - France

Les Présidences de l'Union européenne

Les Jeunes Européens-France ont pris acte des modifications institutionnelles contenues dans le Traité de Lisbonne. Si ce Traité n’est pas la Constitution européenne dont nous rêvions, il permet de sortir de l’impasse institutionnelle. Nous espérons que les avancées qu’il contient permettront un exécutif européen plus efficace et plus démocratique.

Le Traité de Lisbonne crée notamment la fonction de Président du Conseil européen élu par le Conseil européen pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Notre association se félicite du fait que ce Président ne pourra pas exercer de mandat national et bénéficiera par conséquent d’une relative indépendance. Nous regrettons toutefois que l’Union européenne penche davantage vers une Europe intergouvernementale donnant la primauté au Conseil de l’Union européenne plutôt qu’aux représentants du peuple européen, à savoir le Parlement européen.

Par ailleurs, les Jeunes Européens-France regrettent que le Président du Conseil européen soit qualifié par les médias de Président de l’Union européenne. D’une part, il s’agit d’une erreur sémantique par rapport à l’article 9B du TUE modifié par le Traité de Lisbonne. D’autre part, nous tenons à rappeler que ce Président ne pourra s’exprimer que lorsqu’il y aura un consensus entre tous les États-membres, or l’exemple récent de la déclaration d’indépendance du Kosovo montre la limite de l’exercice.

Les Jeunes Européens-France demandent donc une clarification des rôles du Président du Conseil européen, du Président de la Commission européenne et du Haut Représentant pour la PESC car la rédaction du Traité de Lisbonne laisse planer des doutes sur les fonctions de chacun, ce qui est préjudiciable pour la démocratie européenne. Ils soulignent également la légitimité accrue de la Commission européenne dans la mesure où son Président serait élu par le Parlement européen en tenant compte des résultats des élections européennes, comme prévu par le Traité de Lisbonne.

Les Jeunes Européens-France souhaitent donc :

- que la Commission européenne s’affirme comme un véritable gouvernement de l’Union européenne étant donné l’élection de son président et de son collège par le Parlement européen représentant direct des citoyens européens,

- que les partis politiques jouent réellement le jeu du Traité de Lisbonne, et ceci même si son entrée en vigueur est reportée, en annonçant avant les élections européennes leur candidat pour la Présidence de la Commission en cas de victoire aux élections.

Notre association insiste sur l’avancée démocratique que constitue l’élection par le Parlement européen du Président de la Commission européenne en tenant compte du résultat du scrutin européen. Cette innovation contribuera à renforcer la légitimité du Président de la Commission européenne, qui pourra se prévaloir d’une élection représentant près de 500 millions de citoyens européens et pourra ainsi s’exprimer d’égal à égal avec les chefs d’Etat et de gouvernement.

Dans ce contexte, les Jeunes Européens-France soutiennent la campagne « who is your candidate » et invitent à signer la pétition présente sur le site http://www.who-is-your-candidate.eu.

Illustration : logo de la campagne Whos is your candidate.eu.

Vos commentaires

  • Le 30 septembre 2008 à 16:58, par NingúnOtro En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Comme quoi... vous n’êtes donc point un lieu de rencontre comme vous le pretendiez, mais bien un parti-pris qui défend sa position, même si en interne vous avez des dissidences...

    Vos positions étaient néaumoins que trop claires dés le début... vous n’avez essayé de tromper que vous-mêmes.

    Joyeux référendum pan-européen en juin prochain !

  • Le 30 septembre 2008 à 17:02, par Fabien Cazenave En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Que racontez-vous ? Allez lire la page « à propos » du site... vous verrez que nous avons le mérite d’annoncer clairement la couleur, nous.

    Faudra nous expliquer le coup des « dissidences internes » sur ce sujet qui a recueilli un large consensus lors de nos débats durant notre dernière université d’été.

    Avoir une association qui aille à contre-courant de ce que disent les médias et les gouvernements de l’Union en réaffirmant qu’il faut donner la priorité aux représentants des citoyens de l’Union, à savoir le Parlement européen, voilà qui tranche avec le discours ambiant.

    Bref.

  • Le 1er octobre 2008 à 14:50, par KPM En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Bah, j’ai l’impression que ce monsieur confond neutralité partisane et neutralité politique. Effectivement nous ne prenons position pour aucun parti politique et nos adhérents ont d’ailleurs des affinités partisanes variées. En revanche nous tenons un discours clair et fort sur nos revendications politiques (comme beaucoup d’associations engagées), en l’occurrence une Europe démocratique et fédérale.

    Avec nous, pas d’ambiguïté, pas de faux-semblants, nous savons ce que nous voulons et nous le disons. Quitte à froisser à la fois les béni-oui-oui de la Commission et les prétendus souverainistes de tous poils.

  • Le 1er octobre 2008 à 19:35, par Ronan Blaise En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    L’ennui, c’est que notre interlocuteur a l’air de dire (Cf. conversations entretenues sur d’autres "fils") qu’être pour l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne (dont il est un petit peu question ci-dessus) et qu’être fédéraliste (et démocrate), ce n’est pas compatible...

    Procédure « Lisbonne » actuellement en cours qui, selon notre interlocuteur, ne serait pas compatible avec "fédéraliste" ni "démocrate" : (1) parce qu’il juge que les avancées en la matière sont pour le moins douteuses et (2) parce que le seul vote NON irlandais "aurait" - ipso facto - enterré Lisbonne (et qu’il est donc très contestable d’insister à ce point à propos de ce dernier traité...). En tout cas, c’est son point de vue...

    Par ailleurs, il semblerait que notre interlocuteur ne comprenne pas qu’on ne recherche pas davantage de positions de consensus avec les anciens NON, plutôt que d’éternellement "rejouer le match" de la campagne référendaire de 2005 (ici représentée par son dernier "avatar" en date : « Lisbonne »...). Si j’ai bien tout compris, c’est donc en ce sens qu’il nous juge "partisans", je présume.

    Cela dit, on pourra donc toujours lui répondre qu’il est en fait fort peu probable que Lisbonne soit ratifié par tous les Etats-membres (et entre donc en vigueur...) avant-même les élections européennes de juin prochain. Lesquelles se dérouleront donc - sauf "miracle" - très vraisemblablement selon les modalités prévues par le traité... de Nice (+ légers correctifs permettant l’acceuil des eurodéputés roumains et bulgares...).

  • Le 2 octobre 2008 à 18:08, par NingúnOtro En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Vous avez assez bien compris, Ronan... une interrogation quand-même...

    "Cela dit, on pourra donc toujours lui répondre qu’il est en fait fort peu probable que Lisbonne soit ratifié par tous les Etats-membres (et entre donc en vigueur…) avant-même les élections européennes de juin prochain. Lesquelles se dérouleront donc - sauf « miracle » - très vraisemblablement selon les modalités prévues par le traité… de Nice (+ légers correctifs permettant l’acceuil des eurodéputés roumains et bulgares…)."

    Si vous le croyez aussi, tant que vous dites... à quoi bon insister vous-mêmes...

    "Résolution adoptée par le Conseil d’administration des Jeunes Européens-France du 21 septembre 2008 :

    Les Jeunes Européens-France ont pris acte des modifications institutionnelles contenues dans le Traité de Lisbonne. Si ce Traité n’est pas la Constitution européenne dont nous rêvions, il permet de sortir de l’impasse institutionnelle. Nous espérons que les avancées qu’il contient permettront un exécutif européen plus efficace et plus démocratique."

    ... car c’est bien vous qui insistez pour que ce traité ne soit pas traité (ouf..) en passé simple ou même en passé composé, mais toujours en présent et même futur ?

    Faut être cohérent si vous ne voulez pas que ceux qui tiennent à le rester vous désertent. Ce que le Conseil d’Administration (des bureaucrates ?) de JEF à décidé la, est donc TOTALEMENT partisan, et le renvois qu’on me fait sur la page "apropos" de l’ironie fine" que je n’arrive pas à comprendre...

  • Le 3 octobre 2008 à 08:29, par Valéry En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Des bureaucrates ? Des citoyens engagés dans une association et élus pour l’animer ? Vous avez une bien étrange vision des choses. Peut être est-ce juste histoire de placer un mot péjoratif pour discréditer les auteurs des propos plutôt que de critiquer directement ces derniers. Un peu comme si je rappelais aux lecteur de ces commentaires que vous nous avez expliqué être anarchiste pour les inciter à prendre ce que vous écrivez avec des pincettes.

    Plus sérieusement, « partisan » signifie lié à un parti. Ce n’est pas la cas de cette association. En revanche elle est bien engagée politiquement, pour une Europe politique et démocratique, donc fédérale, contre tous les nationalismes. Vos commentaires sont les bienvenus, sauf lorsqu’ils dérapent, mais ne vous attendez donc pas à ce que l’on soit d’accord avec vous : si c’est ce que vous attendez allez donc sur Bellaciao ou chez les BBR.

  • Le 3 octobre 2008 à 09:22, par Ronan En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Juste vous préciser que - bien que membre du comité éditorial de ce webzine - je ne suis pas membre du Conseil d’administration des Jeunes Européens-France. Et pour cause : ayant aujourd’hui plus de 35 ans depuis peu, disons que je ne suis plus tout à fait chez les JE-France (mais, désormais, chez leurs aînés de l’UEF-France : « Union pour l’Europe fédérale », section française de l’ « Union des Fédéralistes Européens »).

    Pour le reste, bien qu’ayant un point de vue parfois différent de certains de mes camarades, disons juste que j’assume totalement ma position de minoritaire. Et si je ne suis effectivement pas toujours d’accord avec mes petits camarades, disons également que cela se fait sans la moindre animosité.

    Dans la mesure où - même dans ce cas de désaccord sur la stratégie à suivre, il n’en reste pas mois que nous sommes d’accord sur l’essentiel et sur les objectifs poursuivis : l’Europe fédérale (avec ou sans passer par Lisbonne) mais l’Europe fédérale tout de même.

    Enfin, si vous voulez absolument défendre votre point de vue parmi nous (où se déroule un vrai débat démocratique sans la moindre persécution des minoritaires...), rejoignez nous...

  • Le 3 octobre 2008 à 09:37, par Fabien Cazenave En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Vous êtes incohérent. Je ne reprendrai pas l’argumentaire de Vxl sur la question du partisanisme.

    Il n’est pas anodin que des Jeunes disent quel équilibre ils désirent dans le Triumvirat qui nous est préparé. Privilégier la voix du peuple sur celle du conseil des États, voilà qui est courageux dans le concert ambiant.

    Les médias par exemple ne nous parlaient que du « président de l’Union européenne », or c’est le Président de la Commission européenne qui doit être le plus important.

    Mais au lieu de nous apporter votre avis sur l’équilibre à avoir dans le triumvirat, vous nous faîtes un faux-procès... Il est sûr qu’il est plus pratique de tout rejeter en bloc, hein...

  • Le 3 octobre 2008 à 10:45, par Ronan En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Et juste poursuivre en disant que je suis assez d’accord avec ce que vient de dire Fabien :

    Il serait effectivement temps que la « Commission européenne » devienne enfin un véritable « Gouvernement européen », dont l’actuel « Président de la Commission » (futur « Chef de gouvernement ») serait le chef de la majorité parlementaire démocratiquement élue, politiquement responsables de tous leurs faits et gestes devant l’ensemble du Parlement (comme dans n’importe quel système de démocratie représentative moderne...).

    Juste regretter que cela ne puisse pas se faire plus tôt. Si les français avaient voté OUI à propos du TCE (si les Irlandais avaient voté OUI à propos de Lisbonne...) nous en serions très proches. Hélas, ce n’est malheureusement pas le cas. Je terminerai donc sur une petite note polémique : « nous n’en sommes pas proches : la faute à qui ? »

  • Le 4 octobre 2008 à 13:44, par NingúnOtro En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    La combination de Windows+Explorer que je dois utiliser dans ce ciber n’affiche pas correctement les commentaires, alors après avoir fait l’effort de les lire dans la visualisation de la source de la page, je vais être bref :

    La résolution du Confrès de l’UEF-France du jeudi 1er mars 2007 est assez claire et aussi assez INCONTOURNABLE.

    Jamais je ne pourrais adhérer à une association qui accepte « l’abdication de la souveraineté populaire » (puisque celle-ci disparait tant dans le « Traité Constitutionnel », comme dans le « Mini-Traité » et dans le « Traité de Lisbonne »).

    Vous vous faites des illusions si vous croyez que vous pourrez la recuperer plus tard, cette souveraineté, une fois que vous aurez aidé à mettre en place comme « instrument pas parfait, mais allant dans la bonne direction » un de ces trait« r »es.

    Peut-être vous croyez qu’il faut détruire la souveraineté nationale pour pouvoir construire la souveraineté européenne, mais dans ce cas, je vous urge à relire attentivement les traités proposées, car je vous défie à me dire OU elle reside, la souveraineté du peuple européen, dans ces traités. Quels articles l’affirment ?

    Vous voulez des reférendums pan-européens ? Ou est-ce qu’il est, le droit au reférendum, dans ces traités ?

    Mais peut-être ne vous faites-vous même pas des illusions...

  • Le 4 octobre 2008 à 14:00, par NingúnOtro En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Valéry...

    Toujours jouant sur le sens des mots. « Partisan », cela veut dire « ayant pris parti », « ayant choisi son champs ». Nul besoin d’être afilié à un parti politique pour cela, et donc nul et non avenue votre distorsion tendencieuse...

    Puis, oui, je me dis anarchiste, et j’en suis assez fier pour ne pas avoir à le cacher, mais de la à vous permettre que vous le citiez seulement en négatif, et bien, ce sera plutôt non. Mais j’anime bien nos chers lecteurs (j’espère qu’ils seront bien plus nombreux que les collaborateurs et même les intervenants, car j’ai l’impression de me sentir assez seul par ici)´`a utiliser tant qu’ils voudront les pincettes, et à refléchir serieusement et avec profondeur à tout propos, sans pour autant valider automatiquement ceux qui viennent de cercles soit-disants amis.

    Puis, rassurez-vous, quand les gens sont tous d’accord avec moi je m’ennuie. Nul besoin de convaincre ceux qui sont déjà convainçus... sauf que evidamment nous n’arriverons pas à nous mettre d’accord pour identifier sous ce groupe les mêmes individus... pour vous, tous les nonnistes sont Le Pen et son clone.

  • Le 4 octobre 2008 à 14:01, par NingúnOtro En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Fabien, le fait que vous donniez pour inévitable ce triumvirat m’en dit assez.

  • Le 4 octobre 2008 à 14:12, par NingúnOtro En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Je vous renvoie volontiers sur ce texte : http://europe-federale.asso.fr/La-grande-illusion

    Comme quoi vous verez que j’ai pris la peine de jeter un coup d’oeuil.

  • Le 4 octobre 2008 à 16:37, par Fabien Cazenave En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Qui vous dit que nous considérons le Traité de Lisbonne comme inévitable ?

    Nous en donnons une lecture possible. Il n’est pas dit qu’on va nous suivre. On se positionne et on donne notre vision du texte...

    Tout comme le fait qu’on appelle à suivre la campagne « Who is your candidate ». C’est une évidence pour nous, mais c’est loin d’être réalisé. Et pourtant on s’engage, à contre-courant du bien-pensant car nous n’acceptons pas qu’on nous dise de ne pas avancer trop vite avec l’Europe parce que ce serait compliqué...

  • Le 4 octobre 2008 à 19:27, par Ronan Blaise En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    En utilisant (délibérément) le mot souveraineté vous prenez le risque de nous entraîner sur des terrains qui ne sont pas ceux de notre conversation de départ. Sachez que les fédéralistes n’aiment pas le mot souveraineté et lui préfère le terme (peut-être voisin dans votre esprit) de démocratie.

    Les fédéralistes n’aiment pas le terme souveraineté dans la mesure où - dans la bouche de leurs principaux adversaires politiques (très justement appelés « souverainistes ») - il s’agit là surtout du droit souverain qu’une communauté humaine (quelques en soient les intentions) s’octroie d’enmerder souverainement le reste de la planète, s’il lui en convient, sous prétexte qu’il s’agirait là de défendre ses seuls intérêts ou sous prétexte d’une plus grande maîtrise de son destin.

    Auquel cas, le terme « souverainiste » n’est jamais là qu’une déclinaison post-moderne du terme « nationaliste » ; et le culte de la souveraineté : une justification idéologique de l’égoïsme national.

    Historiquement, le terme souveraineté (populaire ou nationale, c’est selon...) commence à prendre du sens quand il s’agit de remplacer les souverainetés monarchiques par des souverainetés collectives : c’est le moment où le souverain « monarchique » (« monarchique » : au sens qu’il ne s’incarnait là qu’en une seule personne...) devient un souverain « collectif » (« collectif » : au sens qu’il prétend désormais être l’expression d’une « volonté populaire »...).

    Mais on lui préférera le terme de démocratie : car il ne saurait y avoir de volonté collective appaisée et non conflictuelle sans débat préalable, respect des minorités et recherche du consensus.

    Et sachez également que les fédéralistes sont en conflit avec l’interprétation française du concept de souveraineté « insécable » et « centralisatrice » (Jean Bodin). A laquelle ils préfèrent la vision de souveraineté d’Althusius (division de la souveraineté et de l’exercice des compétences régaliennes sur plusieurs niveaux de gouvernements).

    Mais - cela dit - à partir du moment où on se retrouve concrètement sur l’idée d’une expression démocratique, d’un respect de celle-ci, d’un respect des règles de droit, d’un respect des libertés fondamentales et d’un nécessaire contrôle démocratique des gouvernants par les gouvernés, à part des conversations idéologiques et théoriques oiseuses je ne vois décidément pas très bien ce qui franchement nous sépare.

    Alors, « souveraineté européenne » ou pas, tout dépend en fait ce que vous mettez dedans. Dans la mesure où l’on n’est vraiment « indépendant » que dans l’interdépendance « mondiale », dans la mesure où la liberté des uns s’arrête également où commence celle des autres (notamment le respect du Droit, qui d’ailleurs devrait être le seul véritable souverain auquel tous devraient reconnaître suprématie...), et dans la mesure où l’intérêt bien compris de tous est de ne pas faire n’importe quoi sous prétexte qu’on en a les moyens (et/ou qu’on en a envie).

  • Le 4 octobre 2008 à 19:42, par Ronan Blaise En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    Ningunotro, pardon mais vous êtes vraiment complètement à côté de la plaque : le « triumvirat » dont il est question ci-dessus (Conseil des Etats, Commission, Parlement), il existe déjà !

    Et tout l’essentiel de ce débat (dont vous voulez vraiment qu’il ait lieu, ou quoi ?!) est précisément de savoir quelle est celle de ces trois institutions qui doit absolument avoir la préséance sur les autres.

    Pour ma part il est parfaitement clair que ce doit être celle qui est la plus représentative et la plus démocratique des trois, issue d’une élection « ad hoc » et possédant le mandat politique (et issu d’une élection démocratique) le plus évident des trois, à savoir : le Parlement européen.

    Votre préférence ? Et bien on sait pas vu que vous préférez tout rejeter en bloc. Seulement, convenez en : une Europe dirigée par un système de démocratie représentative, c’est sans doute pas parfait, mais c’est tout de même encore déjà beaucoup mieux qu’une - pour caricaturer - Europe oligarchique et sans transparence dirigée dans l’opacité par des Commissaires irresponsables et/ou par des Chefs d’Etats et de Gouvernements se rejetant mutuellement la responsabilité des textes qu’ils signent pourtant de concert.

    C’est dans ce sens que le TCE et/ou Lisbonne représentaient des avancées dans la bonne direction. Faute que quoi, nous en restons au système ancien avec tous ses défauts. Alors c’est encore facile de critiquer, seulement voilà, faudrait vraiment savoir ce que vous voulez.

    Faudrait peut-être enfin arrêter de se plaindre du déficit démocratique que connaît aujourd’hui l’Europe, surtout quand on fait profession de rejeter en bloc tous les efforts faits pour essayer d’arranger un temps soit peu les choses.

  • Le 4 octobre 2008 à 19:55, par Ronan Blaise En réponse à : Les Présidences de l’Union européenne

    OUI, OUI, OUI...

    Et on pourrait également vous renvoyer à d’autres textes (fédéralistes également) exigeants que ce traité soit le dernier des Traités.

    Et figurez-vous qu’il existe même - chez les fédéralistes - des malades qui demandent la convocation d’une Assemblée constituante. Comme quoi...

    Bref : vous faites - certes - de notables efforts, mais vos lectures restent incomplètes et votre compréhension (des thèses fédéralistes sur ce sujet brûlant...) pour le moins superficielle.

    J’ai le sentiment que vous êtes décidément faché avec tout ce qui représente donc un petit peu de nuance et que vous ne compreniez décidément pas ce que peut bien signifier une expression nuancée comme « soutien critique ». Pourtant le monde n’est ni tout blanc ni tout noir.

    Et louvoyer dans les zones de gris à la recherche du meilleur compromis (naviguer entre les écueils du « principe de réalité » sans perdre de vue un idéal parfois extrêmement lointain...), c’est précisément ça : la définition de la politique.

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