La Biélorussie à l'heure de la répression - commentaires Bélarus : Arrestation de Milinkevitch 2006-04-28T05:29:24Z https://www.treffpunkteuropa.de/la-bielorussie-a-l-heure-de-la-repression#comment504 2006-04-28T05:29:24Z <p>MINSK (D'après une dépêche d'agence de l'AFP ; jeudi 27 avril 2006, 13h42 ) :</p> <p>Ce jeudi 27 avril 2006, le leader de l'opposition bélarusse Alexandre Milinkevitch a été condamné à 15 jours de prison pour organisation d'un meeting non-autorisé la veille à Minsk. « C'est un procès politique typique d'un régime dictatorial », a réagi M. Milinkevitch dans la salle d'un tribunal de la capitale bélarusse. M. Milinkevitch, qui avait été longuement applaudi pour son « courage » par les députés européens lors de sa visite au Parlement de Strasbourg le 5 avril dernier, a été arrêté par la police jeudi à Minsk au lendemain d'une manifestation qu'il avait organisée.</p> <p>L'opposition bélarusse avait saisi l'occasion du 20e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a largement touché ce pays voisin de l'Ukraine, pour rassembler à Minsk plusieurs milliers de ses partisans. Ce rassemblement devait marquer le 20e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl dont les effets avaient touché une grande partie de la république soviétique de Biélorussie.</p> <p>La Commission européenne a condamné jeudi « toute arrestation au motif d'avoir participé à une manifestation », après l'interpellation du leader d'opposition bélarusse Alexandre Milinkevitch, et brandi la menace de nouvelles sanctions contre les autorités de Minsk. « Nous suivons cela de très près », a indiqué une porte-parole de la Commission, Emma Udwin, en réponse à une question sur l'arrestation de M. Milinkevitch.</p> <p>La Commission européenne a également émis l'espoir que M. Milinkevitch puisse être rapidement relâché. « Il y a eu au moins un cas où un responsable de l'opposition a été détenu puis rapidement relâché », a-t-elle dit, en rappelant néanmoins qu'un autre leader de l'opposition, Alexandre Kozouline, était lui emprisonné depuis la fin mars.</p> <p>« Nous condamnons toute arrestation au motif d'avoir participé à une manifestation », a-t-elle ajouté, en rappelant que de nombreux autres opposants avaient été emprisonnés depuis la réélection, jugée frauduleuse par les Occidentaux, du président Alexandre Loukachenko le 19 mars. Elle a souligné que l'UE n'excluait pas de « nouvelles sanctions » à l'égard du gouvernement de M. Loukachenko.</p> <p>Le 10 avril, les 25 avaient déjà adopté des interdictions de visa à l'encontre de 31 responsables bélarusses -dont le président Loukachenko- et avaient déjà averti que d'autres sanctions pourraient suivre. Ils avaient alors indiqué que la liste de 31 noms n'était « pas exhaustive » et que d'autres mesures étaient envisagées, comme un gel des avoirs financiers des responsables du régime. « Il est important que les autorités bélarusses notent que de nouvelles sanctions n'ont pas été exclues », a indiqué Mme Udwin, porte-parole de la Commission.</p> La Biélorussie à l'heure de la répression. 2006-03-30T13:23:19Z https://www.treffpunkteuropa.de/la-bielorussie-a-l-heure-de-la-repression#comment416 2006-03-30T13:23:19Z <p>Pendant ce temps là, en Ukraine :</p> <p>Les élections législatives ukrainiennes de ce dimanche 26 mars ont vu la défaite électorale du parti gouvernemental ''Notre Ukraine'' du président Viktor Iouchtchenko.</p> <p>Le parti pro-russe de l'ancien président Victor Ianoukovitch, battu l'an passé lors du mouvementé "troisième tour" de l'élection présidentielle ukrainienne (lors de la fameuse ''Révolution orange'' d'octobe-novembre 2004...), est arrivé nettement en tête aux élections législatives de ce dimanche 24 mars, réunissant environ 33,3% des voix exprimées.</p> <p>Pour le président pro-occidental Victor Iouchtchenko, il s'agit là d'un revers d'autant plus amer que son parti, « Notre Ukraine », n'arrive qu'en troisième position (avec 13.5% des suffrages), devancé par le bloc de son ancienne alliée Ioulia Timochenko (22,7% des voix).</p> <p>Les résultats définitifs de ces élections législatives sont donc les suivants : le « Parti des Régions » de Viktor Ianoukovitch a obtenu 33,3% des suffrages, le « Bloc » de Ioulia Timochenko 22,7% et le parti « Notre Ukraine » (parti du Président Viktor Ioutchenko) n'arrive qu'en troisième position, avec seulement 13,5% des voix.</p> <p>Néanmoins, le ''Parti des régions'' ne recueillant finalement qu'un tiers des voix environ, il semble pour lui impossible de former un gouvernement à lui tout seul. Ce pourquoi, aussi négatifs soient-ils pour l'actuelle formation gouvernementale (et de soutien présidentiel) issue de la révolution orange, il semble bien peu probable que les résultats d'un tel scrutin n'entraînent la formation d'un prochain gouvernement ukrainien pro-russe ou à une nouvelle cohabitation entre les ''deux Viktor''.</p> <p>En effet, les partis de Viktor Ioutchenko et de Ioulia Timochenko, partis jumeaux et ''héritiers'' (depuis lors ''fâchés'') de la révolution orange, semblent désormais vouloir se réconcilier en vue de reconstituer l'alliance gouvernementale qui les avait porté au pouvoir en 2004.</p> <p>Ils ont en tout cas un mois pour essayer et réussir à s'entendre, faute de quoi la nouvelle « Rada » (assemblée nationale ukrainienne) serait à nouveau dissoute et faute de quoi les électeurs ukrainiens seraient à nouveau invités au vote...</p> <p>Points très positifs de ce scrutin, néanmoins : contrairement à ce qui se passe en Biélorussie voisine, la marche de l'Ukraine vers l'état de droit et vers la démocratie ne semble, là, plus être remise en question...</p> <p>(Synthèse d'informations tirées de dépêches des agences AP, AFP et Reuters).</p>