MémoriElles européennes : Rita Levi-Montalcini

, par Rebecca Wenmoth, Traduit par Alexia de Galembert

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MémoriElles européennes : Rita Levi-Montalcini
Rita Levi-Montalcini prononçant un discours lors d’une conférence internationale de neurosciences en 2008, à Kfar Blum en Israël, alors qu’elle était âgée de 98 ans.
Crédit Photo : audrey_sel

L’histoire ne se caractérise pas tant par un enchaînement de faits, mais plutôt par la manière dont nous en avons gardé la trace et comment nous l’interprétons. La compréhension socialement construite que nous avons du monde de l’époque et du monde actuel façonne ce dont nous nous souvenons, et la manière dont nous nous en souvenons.

Comme l’histoire des femmes de notre continent est souvent écrasée par le poids des structures patriarcales persistantes, il n’est pas rare que la contribution des femmes à la science, à l’art, à la politique et aux autres domaines, soit au mieux négligée ou, au pire, oubliée.

L’article qui suit s’inscrit dans notre série « Les MémoriElles européennes », qui présente la vie inspirante de femmes qui ont servi l’Europe. Par le biais de cette série, nous espérons contribuer à corriger le déséquilibre créé par ce prisme collectif au travers duquel nous comprenons l’histoire, et à informer aussi bien notre rédaction que nos lecteurs sur les accomplissements et les innovations des femmes d’Europe.

Pour lire la présentation intégrale de la série, cliquez ici.

Rita Levi-Montalcini (22 avril 1909 - 30 décembre 2012) était une neurologue italienne, lauréate du Prix Nobel de médecine pour ses contributions en neurologie.

Rita Levi-Montalcini est née en 1909, à Turin, de parents juifs séfarades. Si, à l’origine, elle souhaitait devenir écrivaine, elle s’est tournée vers la médecine après avoir vu une amie souffrir d’un cancer de l’estomac. En 1936, elle obtient son diplôme à l’Université de Turin, malgré les objections de son père. Malheureusement, sa carrière académique en Italie est rapidement interrompue par les lois antisémites, qui interdisent aux juifs de fréquenter les universités.

Elle s’installe alors en Belgique pour continuer ses recherches avant de retourner en Italie après l’invasion nazie. Elle aménage un laboratoire dans sa chambre afin d’étudier des embryons de poulets. Durant la Seconde Guerre mondiale, sa famille est contrainte de se cacher. Ensuite, après la libération de l’Italie, Rita Levi-Montalcini travaille comme médecin auprès des réfugiés.

Après la guerre, elle déménage aux États-Unis pour étudier l’ADN et l’ARN présents dans le venin de serpent aux côtés de Stanley Cohen, à l’Université de Washington. En 1986, tous deux se voient décerner le Prix Nobel de médecine pour leurs découvertes. Par la suite, la scientifique n’a cessé de se partager entre l’Italie et les États-Unis. En 2009, elle est nommée sénatrice à vie par le gouvernement italien. Elle conservera ce poste jusqu’à son décès, en 2012, à l’âge de 103 ans.

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