Elections européennes, condensé du programme du PS

, par La Rédaction du Taurillon

Elections européennes, condensé du programme du PS
Martin Schulz Crédit photo : Parti Socialiste

A une semaine des élections, la campagne des européennes entre dans sa dernière ligne droite. Afin de finaliser vos choix, le Taurillon vous propose de revenir tout au long de la journée sur les programmes des 5 partis proposant un candidat à la présidence de la Commission Européenne. Ces articles courts n’ont pas vocation a présenter exhaustivement les programmes mais uniquement à vous donner un dernier coup d’œil général sur les principaux programmes.

Pour le parti socialiste européen, c’est l’allemand Martin Schulz, ancien président du Parlement Européen qui brigue la présidence de la Commission. Voici les principaux points à retenir de son programme.

Un programme économique tourné vers la création d’emploi et la « lutte contre la finance » :

Le Parti Socialiste est très critique vis-à-vis du bilan économique de la majorité sortante. Il dénonce notamment les politiques d’austérité mises en place. Martin Schulz a cependant de nombreuses fois répété qu’un assainissement des finances publiques était néanmoins nécessaire. Il souhaite cependant laisser plus de temps aux Etats en difficulté pour atteindre un équilibre budgétaire. Au niveau des propositions, on trouve l’élargissement et l’augmentation des moyens consacrés à la Garantie Jeunesse ; la création de salaires minimaux au sein de l’Union ou encore une politique de relance appuyé sur l’innovation grâce, a priori à de la dette européenne. On pourra aussi noter la volonté d’investir dans les technologies de développement durable. Le Parti Socialiste Européen insiste aussi sur la nécessité de mettre fin aux « dumpings sociaux » en Europe en bâtissant une Europe sociale. Est ainsi notamment prévu une politique de redistribution des richesses au niveau européen. Force est cependant de constater que le cadre actuel des traités freine considérablement de telles avancées. Une renégociation des traités n’est pourtant pas à l’ordre du jour. Le dernier point du programme économique du PSE est la lutte contre une finance qui ne serait plus au service de l’économie réelle. Martin Schulz a notamment largement développé ce point lors des divers débats. Cela passe par un renforcement de la régulation bancaire, une mise en œuvre accélérée et renforcée de la Taxe sur les Transactions Financières, une Union bancaire solide, la création d’une agence européenne de notation des crédits ainsi qu’une lutte accrue contre l’évasion fiscale. Le programme économique du PSE montre bien sa volonté de se distancer des années de crise qu’à connu l’Union. Il se positionne en alternative aux politiques d’austérité qui auraient été porté par la droite et le centre.

Une Europe de la non discrimination, plus solidaire et plus sûre

Le Parti Socialiste Européen met l’accent sur la nécessaire lutte contre les discriminations. Cela passe notamment par une promotion du droit des femmes. De manière concrète, cela se traduirait par une règle contraignante sur les écarts de salaire ou encore par la protection du droit à l’IVG. Il a aussi été beaucoup évoqué la nécessité de renforcer une solidarité entre les pays membres, notamment en matière d’asile et d’immigration. Martin Schulz a notamment évoqué la nécessité de créer un cadre juridique européen afin de favoriser l’immigration légale. Nous sommes d’après lui une des rares zones du monde à ne pas en avoir. Cela doit se coupler avec une lutte contre la traite des êtres humains tant au sein de nos frontières qu’hors de nos frontières. Il est aussi évoqué la création d’un nouveau droit à la protection des données ; du respect de l’accès à la santé ainsi qu’à la sécurité via une lutte contre les crimes transfrontaliers. Enfin, le PSE rappelle la vocation de l’Europe à diffuser dans le monde ses valeurs de démocratie, de paix et de respect des droits de l’homme.

Une Europe plus démocratique

Comme tous les candidats à la Commission, Martin Schulz a insisté sur la nécessité pour les chefs d’Etat de respecter le vote des citoyens pour la désignation du président de la Commission. Cependant, à part ce principe, le programme reste évasif sur les institutions européennes. La nécessité de respecter la subsidiarité afin d’être au plus près des intérêts des citoyens est évoquée mais le PSE semble refuser toute possibilité de renégociation des traités. Martin Schulz a d’ailleurs de nombreuses fois répété que ce n’était absolument pas une priorité et que le cadre actuel du traité suffisait sur beaucoup de points. Il parait donc exclu de soutenir la réunion de la nouvelle convention voulu par les fédéralistes européens.

Le programme complet

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