Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

Exclusivité

, par La Rédaction du Taurillon

Jean-Pierre Jouyet d'accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes, est d’accord avec l’idée que cela doit être du Parlement européen que le Président de la Commission européenne doit tirer sa légitimité.

Interrogé par le Taurillon, Jean-Pierre Jouyet se dit favorable à ce que les partis européens présentent un programme commun aux élections européennes de 2009 et non des programmes nationaux séparés.

Il est aussi favorable à ce que ces mêmes partis annoncent à l’avance leur candidat au poste de Président de la Commission européenne.

Il est ainsi en accord avec les revendications des Jeunes Européens - France.

Cette interview a été réalisée à La Rochelle le 6 septembre 2008 à l’occasion des Journées Civiques Européennes, organisée par le Forum Civique Européen.

La déclaration du Secrétaire d’État

Jean-Pierre Jouyet : "Une des bonnes avancées du traité de Lisbonne a justement trait à la démocratisation [de la vie européenne] puisque dans le cadre de ce traité, le Président de la Commission européenne sera investi par le Parlement européen.

Ce serait incontestablement un progrès

Ce sur quoi nous devons réfléchir, c’est justement sur le mode d’élection au Parlement européen et faire en sorte qu’il y ait (sans doute) un aspect plus transversal dans la désignation des parlementaires européens. Il faut qu’il y ait d’avantage de thèmes transversaux et moins d’aspects nationaux quelles que soient les formations politiques qui concourent au suffrage européen. C’est cela qu’il faut faire.

A partir du moment où vous aurez plus d’aspects transversaux dans les partis politiques européens, vous faciliteriez une désignation véritablement plus commune, plus appropriée par les citoyens européens du Président de la Commission. Ce serait incontestablement un progrès."

Illustration : photographie de Jean-Pierre Jouyet réalisée par Fabien Cazenave.

Vidéo réalisée par Fabien Cazenave.

Vos commentaires

  • Le 15 septembre 2008 à 14:08, par arturh En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Un « programme commun » ? Lequel ? Il n’y en a qu’un d’envisageable....

  • Le 15 septembre 2008 à 14:36, par Fabien Cazenave En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Pour traduire : un programme estampillé PPE pour la droite, un programme estampillé PSE (issu du Manifesto ?) pour la gauche sociale-démocrate, etc.

  • Le 15 septembre 2008 à 14:57, par Ronan Blaise En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Où on voit les partis se préparer à rédiger des programes de campagne portant essentiellement sur l’orientation future à donner aux actuelles politiques communes européennes... mais pas à discuter de la forme future et souhaitable à donner aux Institutions.

    Ceux qui pensent que c’est insuffisant (voire parfaitement nul) ont sans doute raison. Mais ceux là peuvent - bien évidemment - compter sur le « TAURILLON » pour hurler au scandale.

  • Le 15 septembre 2008 à 16:02, par arturh En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Dès qu’on reconnaît l’inanité de « programme nationaux » au niveau des institutions politiques de l’Union Européenne, il n’y a plus qu’un seul programme politique envisageable.

    On remarquera tout juste que de toute façon, le seul mérite de Jouyet, c’est de reconnaître, du bout des lèvres, qu’il n’est d’ailleurs même plus envisageable d’avoir un « programme national » pour ces législatives, à part, bien entendu, celui de quitter l’UE... Et encore, il a un caractère européen...

    Mais de là à aller plus loin...

  • Le 16 septembre 2008 à 13:01, par NingunOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Le SEUL effet de l’exigence de déclarer son candidat à Président du Parlement Européen... est celle d’empécher la renovation et perpetuer la vieille garde.

    En effet, cela ne fait que monnayer le capital médiatique des vieux ours du Parlement Européen dans la campagne propagandistique (ah, non , je veux naturellement dire électorale) des élections de juin 2009, en faisant que des nouveaux candidats (si ils osent se présenter et ne sont pas par le besoin concurrentiel crée remplacés par des vieilles gloires avec les poches pleines de dividends médiatiques -Comme Danny le Rouge, par exemple) doivent faire la concurrence aux faces connues.

    Institutionnaliser le besoin de concurrence médiatique maintenant, c’est autant tricher que se mettre à l’avance d’accord pour ignorer le vote des irlandais.

    Elle va être CHAUDE, cette campagne électorale, et essayer de mettre en place ce genre de tricheries en les faisant passer pour des choix innocents... et bien, chacun devra faire face à sa responsabilité politique devant les urnes.

  • Le 16 septembre 2008 à 13:56, par Fabien Cazenave En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Je ne comprends pas votre charabia : vous refusez toute élection et donc la démocratie représentative. Ah oui, c’est vrai il faut faire la révolution par l’anarchie selon vous.

    Désolé, votre rejet de la démocratie représentative ne permettra pas de construire l’Europe. En plus, vous jetez l’anathème sur cette méchante institution qu’est le Parlement européen, odieux centre de la démocratie européenne.

    Quel scandale, on pourrait améliorer le système : surtout pas, cela retarderait la révolution. Finalement, vous êtes proche d’Alain Krivine.

  • Le 16 septembre 2008 à 17:52, par Ronan En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    En somme : « Elections, piège à cons ». Cela dit, au juste, vous êtes anarchiste ou nihiliste ?! Pourrons-nous - un jour - avoir droit à une définition "positive" de votre idéal politique où se résume-t-il à n’être que le refus de tout ce qui est proposé (car, forcément, c’est imparfait).

    Une campagne électorale chaude ?! Cela ne me dérangerait pas le moindre du monde. Bien au contraire. Seulement voilà, sur ce sujet là je suis un peu comme Saint-Thomas. Et, jusque là, que voit-on ?! Et bien rien. Absolument que dalle. Navrant, non ?!

  • Le 16 septembre 2008 à 21:25, par valery En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Le vote des Irlandais au fond vous vous en foutez pas mal : la preuve c’est que vous refusez qu’on les consulte à nouveau : avez-vous peur que une fois que l’on leur aura donné des réponses aux questions qu’ils se posent ils ne changent d’avis ?

  • Le 17 septembre 2008 à 10:22, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    C’est peut-être parce-que vous prétendez ne pas entendre mon charabia... que vous comprenez assez pour croire pouvoir me faire dire ce que je n’ai pas dit : JE N’AI PAS REFUSE TOUTE ÉLECTION, et donc certainement pas non plus la démocratie représentative. Je veux bien vous accorder le fait que je pense que cette dernière est assez perfectible...

    C’est dans ce but, évoluer vers sa perfection plutôt que son contraire, que j’ai dénoncé la dérive propagandistique de la démocratie formelle.

    Très suspect en effet que juste maintenant quelqu’un propose et défende une invention récente telle qu’est celle qui dit que les groupes politiques devraient proposer leur candidat à la présidence.

    N’ayant plutôt RIEN à voir avec tout ces propos que vous m’inventez, ni le procès d’intentions que vous me faites en mettant en avant ma logique anarchiste (et non comme vous semblez me vouloir faire la pub, lier anarchisme à envie de tout casser), la seule chose que j’ai voulu dire c’est qu’il ne faut pas s’inventer des procédés ou des critères qui bénéficient OSTENSIBLEMENT une part très identifiée des possibles candidatures au Parlement Européen. J’ai même osé dire... la même part qui vota dans une session du PE ne pas vouloir tenir compte des résultats du référendum irlandais.

    En effet, imposer la nécessité MAINTENANT de mettre en avant un candidat pour la Présidence de la Commission, c’est CARRÉMENT vouloir effacer l’effet du ras le bol des électeurs envers tout ces politichiens de carrière qui les ignorèrent en 2005 et 2008 quand ils ont pu s’exprimer, et qui ont tout fait pour qu’il n’y aie eu plus d’occasions de s’exprimer... faisant que les élections de juin 2009 soient la première opportunité. C’est faire le jeu propagandistique aux vieilles gloires qui seront proposées par les partis sclérosés pour rentabiliser au moins leur image médiatique qui c’est construit pendant des longues années (même si à ne pas faire grand chose de bien) face aux possibles nouveaux-venus issus des mouvements civils de ceux qui en ont ras le bol de cette situation politique et qui voudraient renouveler... parce-que ceux-ci, évidemment, ne vont pas présenter des vieilles gloires touchés d’Alzheimer ou similaires, ils présenteront des gens nouveau, sans « image publique » propagandistiquement exploitable.

    En plus, lancer cette discussion, c’est avancer la campagne électorale à aujourd’hui même parce-que vous obligez à en parler depuis une optique ou ces nouveaux-venus qui pourraient même ne pas encore compter avec toute l’infrastructure nécessaire pour lancer une campagne d’une telle envergure n’auraient rien à dire.

    Je ne rejette pas la démocratie représentative... je proteste quand on essaie de la fausser encore plus qu’elle ne l’est déjà... et c’est très démocratique que de trouver ma démarche anti-démocratique.

    Le système est certes améliorable, et la seule chose que j’ai dite est que mettre en concurrence les vieilles gloires en détriment des possibles nouveaux-venus, spécialement en vue des circonstances de ras-le-bol des citoyens envers la vieille garde qui ne réussit pas à les sortir de l’impasse parce-que elle ne veut pas céder dans le désir d’obtenir ce que aucun peuple soucieux de la sauvegarde de la souveraineté ne peut lui accorder, le fait d’abdiquer de celle-ci.

    Je suis anarchiste, comme j’ai dit moi-même avant et vous avez gentillement rappelé ici... vous ne pouvez donc pas me soupçonner d’être nationaliste (je crois, j’ai du mal à suivre votre logique, parfois). Vous ne pouvez donc pas croire que quand je parle de souveraineté je parle des structures étatiques auxquelles tiennent tant ces nationalistes que vous aimez démoniser. Non, je parle de la souveraineté des peuples, des ensembles de citoyens. Dans le cas européen, bien de chacun des 27 peuples autonomement souverain, ou en ce qui me concerne tout également d’une seule souveraineté commune aux 27 peuples.

    Parce-que l’accroche au status quo et le refus d’accepter la « Constitution Européenne » d’abord et les successifs traités après n’est PAS, comme beaucoup aiment dire, par besoin pathologique de s’accrocher aux souverainetés nationales en refusant une souveraineté européenne des citoyens... NON, c’est carrement que ces traités demandent de renoncer à la souveraineté NATIONALE, mais n’instituent NULLEMENT une souveraineté EUROPÉENNE. On nous demande de renoncer au flotteur et de sauter dans une piscine vide dont on ne connait pas la profondeur.

    Et bien, tant qu’on n’aura pas de garanties sur la souveraineté des citoyens, ceux-ci feraient bien de refuser de sauter.

    Et tout le reste c’est produire de la brume sur la piscine pour qu’on ne voie pas qu’il n’y à pas d’eau dedans avant qu’on saute. Plus de brume ils produiront, plus on refusera de sauter et leurs efforts, en se rendant évidents, produiront des effets contraires à ce qu’ils prétendent.

    Dans la brume, les élections se voient évidemment comme un piège à cons, surtout si on nous demande de choisir notre favorit entre les maitres sorciers qui produisent la brume sur la piscine.

    Si j’étais nihiliste, Ronan, réfléchissez un peu, est-ce que je me dérangerais même pour intervenir ici ? Mon idéal est un peu utopique, j’en conviens, et il à été assez satanisé pour que cela ne soit pas facile d’en parler, mais vous pouvez consulter si vous en avez envie beaucoup de pages sur l’internet qui vous donneront plus d’infos que je n’en peu fournir ici en tapant de mon seul doigt. N’étant comme individu pas lobotomisé par la pensée unique, j’ai quand même le droit de faire de mon mieux pour que, tant qu’on bouge, ce soit plutôt en avançant qu’en reculant.

    Oh, oui, on est d’accord sur le fait qu’on ne se mettra probablement pas d’accord sur ce que constitue dans ce cas spécific une avancée ou un recul. C’est bien pour cela que ni tous les Ouiistes sont des saints, ni tous les nonnistes des démons.

    Valéry, lui, il est sans doute parfaitement classable parmi les démons du Oui, comme il ne rate aucune occasion de le démontrer avec toute la mauvaise foi dont il est capable.

  • Le 17 septembre 2008 à 11:02, par Fabien Cazenave En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Il y a quelque chose où je crois que nous sommes clairement opposés en effet :
    - vous dîtes qu’il faut que de « nouvelles têtes » apparaissent. Vous sous-entendez que les partis en place ne sont pas les bons et que s’ils ont été élus par les électeurs aux dernières élections, ils ne sont pas légitimes... (bref, passons)
    - nous disons qu’il faut qu’il y ait un processus où les électeurs soient plus présents dans les affaires européennes et qu’ils puissent exprimer, non leurs inquiétudes, mais leurs choix politiques pour qu’ils puissent orienter l’Europe de la manière dont ils le souhaitent (libérale, sociale, anarchiste...).

    Ce qui doit s’exprimer dans ces élections, ce sont les orientations politiques que souhaitent les citoyens pour l’Europe et non pas le baromètre de popularité d’un gouvernement et de son opposition...

  • Le 17 septembre 2008 à 12:34, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    On arrive bien à être d’accord sur quelque chose Fabien, vous voyez bien.

    J’ai dit qu’il ne faut pas favoriser la vieille garde qui fait cela déjà assez bien elle-même... Vous avez bien pu constater que quand ces intérêts ne sont pas ceux des peuples ils essaient de se passer des peuples. Demander de declarer un candidat, cela joue maintenant, à cet instant, carrement en faveur de ceux qui peuvent utilser leurs vieilles gloires et rentabiliser dans la campagne électorale le crédit médiatique (que non nécessairement politique) qu’ils ont accumulés par inertie même. C’est un puit « propagandistique » gratuit qu’on leur offre puisque d’eventuelles nouvelles candidatures civiles avec des gens qui en ont ras le bol de la situation d’exploitation politique mise en place par les partis longuement établis n’auront pas de candidats « politiquement médiatiques » ou en tout cas... la confrontation devrait se faire sur les idées et les programmes que tous les partis qui se présenteront auront élaborés pour cette écheance. Ces programmes qui sont de plus en plus totalement marginalisés des campagnes électorales et remplacés par l’action propagandistique.

    C’est pour quand d’ailleurs, l’élection par SMS ? Après l’EuroVision, pourquoi pas l’EuroParlement ? C’est beaucoup plus facile, et en plus cela raporte de l’argent pour quadrer le budget !

    Non, restons serieux quand-même, les citoyens deservent quelque chose de plus que du panem et circense romain et de la propagande. Quand est-ce que on va leur parler réellement de politique ?

    La vieille garde préfère l’Alzheimer... et resortir les vieilles photos de ceux qui la souffrent.

    C’est tellement plus commode de ne plus se rappeler le lendemain des conneries qu’on à fait la veille...

  • Le 17 septembre 2008 à 13:01, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Mais oui, Valéry votre oracle tourne à plein rendement et la qualité de votre boule de cristal est remarcable... dommage que vous ne sachez interpréter que dans le sens qui vous convient.

    Comme un lien vaut mieux que mille paroles, en voilà un d’assez intéressant : http://www.irish-friends-vote-no-for-me.org/upload/files/Briefe/Antonio_Garcia_Motril_Spain.pdf

    ou encore celui-ci : http://ningunotro.blogsome.com/images/ireland.jpg

    Comme vous voyez, en étant simple citoyen j’ai fait de mon mieux pour que les irlandais votent NON, et je n’ai pas encore fini de les remercier...

    Je n’ai pas peur du fait qu’ils votent à nouveau... ce que la Comission pourrait leur offrir c’est ce que la Commision estime qu’il lui faut croire pour ne pas donner tout pour perdu. Je serais bien idiot de croire que la Comission pourrait publier les vraies raisons pour lesquelles les irlandais ont voté NON, et REVOTERONT NON si la Comission n’offre que des placebo.

    Ce n’est pas nous les nonnistes qui avons peur des consultations, d’ailleurs on se preparera bien pour la seule qui puisse finalement être entendue par les politiciens traditionnels déconnectés de la réalité des citoyens dans leur tour d’ivoire ou ils regardent le futur dans leur fata morgana à eux.

  • Le 17 septembre 2008 à 13:09, par Fabien Cazenave En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Vous mélangez (intentionnellement) Conseil et Parlement. Le problème actuel de l’Europe, c’est que c’est l’organe intergouvernemental qui domine, le Conseil.

    Pour inverser la vapeur, il faut que cela soit les représentants des citoyens qui reprennent la main... mais comme vous rejetez aussi les partis européens, il ne reste plus rien.

    En même temps, votre position est des plus aisées : surtout rejeter tout, comme ça on est sûr de ne pas se tromper car cela ne sera jamais parfait (sauf dans des hypothèses de changements forts qui sont improbables).

  • Le 17 septembre 2008 à 13:17, par Fabien Cazenave En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Vous ne proposez rien... donc c’est facile d’être dans le camp du non. Mais vos concitoyens eux ont voté non et ils représentent leur part du vote européen aussi non ?

    Cependant, actuellement, le camp du oui ferait mieux d’aller sur le terrain pour rattraper le retard accumulé.

    Pour moi, si les Irlandais revotent dans ces conditions, ils re-voteront non. Il n’y aucun travail pour être pédagogique vis-à-vis des électeurs... que cela soit dans l’apport du texte ou que cela soit même dans les négociations de couloirs qui ont lieu.

    Surtout on n’en reparle pas aux électeurs... quelle erreur ! Comme si le défaut d’explication du camp du oui allait être subitement rattrapée. Le camp du non a été (comme en France) meilleur car sur le terrain.

  • Le 17 septembre 2008 à 15:44, par Ronan En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Le principal défaut de votre argumentation (si je puis me permettre...) c’est qu’elle repose sur l’idée qu’on serait à la veille de quelque « grand soir » démocratique européen et qu’il suffirait de l’attendre patiemment en refusant radicalement toutes les offres politiques « ringardes » proposées par ailleurs...

    Ce « grand soir », je n’y crois pas. Il n’y aura pas de grand soir politique européen. c’est un fantasme. Et absolument rien dans l’actualité du moment ne pousse à en croire l’imminence.

    Le seulm moment d’essayer donc d’améliorer la vie politique européenne, au jour le jour, c’est donc de l’infiltrer et d’essayer d’en déplacer - de façon graduelle - le centre de gravité, de l’intérieur. Cette stratégie des « petits pas » oblige à conclure des compromis avec le réel, se salir les mains mais elle permet de faire évoluer les choses, en se jetant - courageusement - dans la sale besogne.

    C’est long (peut-être trop...), c’est parfois difficile, c’est souvent même frustrant mais contribuer à faire évoluer les choses dans le bon sens n’est pas une mince satisfaction. En tout cas ça me paraît moralement plus sain que de tout rejeter et de refuser clairement de se mouiller en attendant (en souhaitant ?!) que ça « pête »... Telle est, en tout cas, la différence entre réformisme et révolution.

    Quant aux révolutionnaires de notre temps, j’ai tendance à penser que ce sont surtout des feignants doublés d’irresponsables. Feignants par ce qu’il sne sont en aucune manière constructifs. Irresponsables, parce que leur vision de la politique - qui est toujours, avec eux, la politique du pire - est une sûre menace réactionnaire et destructrice pour nos sociétés. Car, pour eux, le progrès ne saurait exister sans la destruction radicale de sa réalité sociale et politique préalable. Or nous ne sommes pas là pour détruire ce monde, mais pour le changer (en mieux).

  • Le 18 septembre 2008 à 20:58, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Ronan,

    être révolutionnaire aujourd’hui n’est plus si facile que d’antan. Le monde est beaucoup plus grand et beaucoup plus complexe.

    Developper une stratégie révolutionnaire qui aie une chance d’aboutir à quelque chose d’usable est une énormité qui ne peut se transmettre dans toute sa grandeur sur un petit bout de papier asssez condensé pour que la plupart des gens veuillent se donner la peine de le lire et d’y refléchir.

    Seul les slogans peuvent être courts et clairs de nos jours pour convaincre par les sentiments les gens qui n’ont plus l’habitude de penser avec assez de profondeur, et nous ne voulons pas, notre éthique s’y rebelle, convaincre par des slogans...

    Alors nous ne pouvons pas accelerer trop, et surtout, nous ne pouvons faire comme nos adversaires... offrir un texte qui est ilisible. Quel advantage à une telle stratégie, sauf vous fournir le prétexte que vous avez offert quelque-chose et le comparer au fait que nous nous ayons l’éthique de ne vouloir tromper personne ?

    Quelle est la différence entre une solution qui ne sert pas -celle du Oui- et pas de solution -le cas du non- pour que vous croyez avoir la raison de votre part et le droit de nous faire des reprocches ?

    Nous essayerons de ne pas être bloquées par des impossibles lors que nous offrirons nos solutions, soient celles-ci des amendes à la totalité ou partielles, à court terme ou à long terme...

    En tout cas, nous essaierons de ne pas évaporer la souveraineté des citoyens, caractéristique comune à tout ce qui à été proposé par le OUI jusqu’ici et qui à fait réagir les peuples chaque fois qu’on leur à laissé l’occasion. Encore une chance qu’on n’a pas pu leur voler ce droit aux irlandais... cela en dit long sur l’état de la démocratie pour les 26 autres.

    Juin 2009... ce sera le moment INCONTOURNABLE ou la réaction sera à la hauteur de la rage envers ces dirigeants politiques que les peuples gardent impuissants depuis 2005.

    Vous verrez, le Mini-Traité de Sarkozy, il vaudra bien un mini-pavé en forme de bulletin de vote avec un grand « NON, c’est NON » dessus en juin 2009.

    Les dernières élections en Ecosse ont déjà été un petit aperçu de la secousse sismyque qui attend la politique dorenavant, jusqu’a et après juin 2009.

    Pour les têtes d’autruche, on enlèvera bien la poussière des vieilles guillotines.

    Voilà... révolutionnaire, mais avec la tête froide et une stratégie complète.

  • Le 22 septembre 2008 à 09:44, par Fabien Cazenave En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Super, on garde votre commentaire « au frigo » (puisque l’expression est à la mode) et on vous demandera des excuses si la grande révolution qui va nous couper la tête n’a pas lieu, hein.

    Tripez bien dans votre coin et restez en marge des élections car c’est tellement plus facile de ne pas s’engager... ah mais oui, vous avez déjà une réponse toute faite : « les partis empêchent les gens comme moi qui pèsent des centaines de millions d’électeurs en Europe de se présenter et s’accaparent le pouvoir ».

    Ridicule...

  • Le 22 septembre 2008 à 13:06, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Et bien justement pas, Fabien... seuls vos préjudices vous font évoquer le ridicule, parce que vos suppositions de départ sont erronées.

    Ne le gardez pas dans le frigo, vous risquez d’arriver tard pour travailler sur un glaçon incommode.

    Nous ne sommes pas des laches, nous n’avons pas peur de faire la concurrence aux politic iens et nous allons donc nous presenter... Peut-être nous nous vous ferons même le plaisir d’annoncer notre tête de liste...

    ... faut seulement que la bureaucratie déjà surplace ne le rende pas téchniquement impossible en agissant derrière les coulisses.

    Je ne parle pas comme le buffon du roi... la, c’eut été plus utile de se taire ;) .

  • Le 22 septembre 2008 à 18:51, par Ronan En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    nous n’avons pas peur de faire la concurrence aux politic iens et nous allons donc nous presenter… Peut-être nous nous vous ferons même le plaisir d’annoncer notre tête de liste…

    Est-il possible de savoir de quelle formation politique parlez-vous ?!

    Les dernières élections en Ecosse ont déjà été un petit aperçu de la secousse sismque qui attend la politique dorenavant, jusqu’a et après juin 2009.

    Franchement, assimiler les actuels SNPistes écossais au national-souverainisme français (même avec connotation sociale...) ça - quand on connaît un peu le SNP - c’est franchement ridicule.

    En effet, dans l’espace britannique - en dehors des « centristes » du « Liberal-democrat party » - difficile de trouver plus européen que le SNP (même pour ce qui concerne l’horrible Union européenne...).

  • Le 23 septembre 2008 à 12:55, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    La, Ronan, j’ai bien peur qu’elle soit toujours en procès de création, donc je ne peu en dire grand chose parce-que il n’existe pas encore de porte paroles pour diffuser quoi-que ce soit de consensué. Mais vous serez les premiers à le savoir des qu’on sera à ce stage la, promis.

    Je n’ai point mentionné les élections d’Ecosse comme un gain possible pour le NON, mais comme giffle sure au labourisme..., et donc contraire au OUI minoritaire.

  • Le 23 septembre 2008 à 22:07, par Ronan En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Si c’est pour nous parler du « Nouveau Parti Anticapitaliste » de Besancenot, Krivine and Co, franchement : s’il y a bien bien un parti politique qui bénéficie actuellement d’une jolie couverture médiatique (jusque chez Drucker, Canal + ou Charlie Hebdo...) sans commune mesure avec les maigrichons résultats électoraux qu’il arrache péniblement dans le secret des isoloirs, c’est bien celui-là. (Franchement, pas si "hors-système" que ça, le NPA : profite même plutôt à fond du système...).

  • Le 25 septembre 2008 à 16:56, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Le NPA ? C’est quoi ? C’est qui ? Je ne les connais pas du tout. Je ne suis même pas français...

  • Le 25 septembre 2008 à 20:25, par Ronan Blaise En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Diable, le mystère de votre affiliation politique s’épaissit donc chaque jour davantage. Cessez de nous faire languir. Quelle est donc cette formation politique mystérieuse - mais à ce jour complètement inconnue au bataillon - pourtant censée, demain, révolutionner la vie politique européenne ?!

    PS : En Ecosse, le SNP était - lui aussi - plutôt favorable au TCE (ou au Traité de Lisbonne...). (En tout cas, plus que ne l’avait jamais été le Labour...). Assimiler - comme vous le faites - le vote écossais « pro-SNP » à un vote « anti-processus actuel de construction européenne », c’est commettre là un contresens absurde.

  • Le 29 septembre 2008 à 12:47, par NingúnOtro En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    J’ai bien peur que vous n’alliez trop loin... un chatiment au labouristes se fait en ne pas votant labouriste, mieux encore... en votant le plus virulent opposant des labouristes. Ce vote se fait en clé interne, c’étaient des élections locales. L’alignement du SNP sur la question TCE est à ce fait superflue et votre commentaire dans ce sens tendencieux.

    Quelle autre force politique hors SNP pouvait être utilisé utilement pour punir les labouristes ?

  • Le 29 septembre 2008 à 15:02, par Ronan En réponse à : Jean-Pierre Jouyet d’accord pour que le Président de la Commission européenne soit issu du Parlement européen

    Donc, si je vous suis bien, les électeurs écossais auraient ainsi voulu punir le Labour (de son alignement pro-européen, pro-TCE, pro-Lisbonne, etc) en votant pour un parti encore plus pro-européen (encore plus pro-TCE, et encore plus pro-Lisbonne...) que ne l’a jamais été le Labour. Amusant. Alors que les Ecossais auraient aussi très bien pu - pourquoi pas - voter pour les Tory, par exemple (qui sont carrément contre - en vrac - l’UE, le TCE, Lisbonne, etc).

    Par ailleurs sachez que l’alignement pro-européen du SNP n’est pas une thématique anecdotique ni périphérique dans son discours, mais bien une démarche au coeur même de son « projet » politique : abaisser, déconstuire et fédéraliser le Royaume-Uni, pour restaurer une Ecosse autonome et interdépendante (sinon indépendante) dans le cadre d’un espace britannique fédéralisé, dans le cadre d’un retour au système d’Union personnelle des couronnes anglaise et écossaise (système déjà expérimenté au XVIIe siècle : on parlerait là de « Royaumes-Unis », au pluriel), au sein d’une d’une Europe fédérale.

    Un projet qui durera... tant que l’Ecosse aura assez de pétrole pour estimer pouvoir se passer de la solidarité communautaire pour financer son Etat providence. Au-delà de quoi - besoin de pépètes oblige - elle s’alignera alors sans doute sur le reste du continent.

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