Interview

Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

Pierre Moscovici, président du Mouvement Européen France

, par Sophie Gérardin

Expliquer aux citoyens que ce que l'Europe leur apporte est essentiel

Après un an à la tête du Mouvement Européen France, Pierre Moscovici dresse un bilan de ses actions et évoque pour nous ses priorités. Malgré le résultat des votes contre le projet de traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas, l’association doit plus que jamais rester mobilisée pour sensibiliser les citoyens à l’Europe.

Article à paraitre dans le magazine « La Tête dans les Étoiles »

La Tête dans les Étoiles - Pourquoi avoir choisi de vous présenter à la présidence du Mouvement Européen ?

Pierre Moscovici - Une grande partie de mon engagement politique est lié à cette conviction que nous avons besoin d’une Europe forte. Comme député européen, ministre des Affaires européennes, Membre de la Convention, puis comme vice-Président du Parlement européen, j’ai toujours essayé de jeter toutes mes forces dans cette bataille pour faire avancer notre conscience d’Européens, notre idéal commun de paix et de prospérité, et aussi de fraternité et de solidarité.

Je connaissais déjà bien le Mouvement Européen, pour y avoir été invité de nombreuses fois au titre de mes différentes responsabilités et pour ses travaux qui avaient toujours suscité mon intérêt. Pour moi, la présidence du ME est un moyen de prolonger mon engagement sur le terrain associatif.

Je suis absolument certain que pour convaincre nos concitoyens de la valeur du projet européen, une présence institutionnelle, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas. Il faut un relais sur le terrain, une capacité à toucher des gens qui ne s’intéressent pas forcément à la politique, peut être encore moins à l’Europe. Je suis donc très heureux de pouvoir contribuer, à travers le ME, à porter l’Europe auprès des écoles, auprès des familles, dans les régions françaises...

TDLE - Cela fait bientôt un an que vous avez été élu président du Mouvement Européen France. Pouvez-vous dresser un premier bilan de vos actions et de celles de l’association et évoquer les difficultés rencontrées sur le terrain ?

PM - J’ai essayé depuis mon arrivée en janvier 2005, de renforcer le MEF là où il me semblait le plus fragile. La qualité de ses travaux, la notoriété de ses orateurs, son ancienneté et sa présence partout en France en avaient fait un acteur associatif connu et respecté dans les cercles « européens ». Cet aspect-là est très positif, et l’ensemble des activités de colloques, de rencontres et de débats me semble bien rodé.

En revanche, il me semblait nécessaire que le ME s’ouvre davantage sur l’extérieur, sur les « non initiés ». J’ai donc, avec Ghislain Fournier, notre Secrétaire général, décidé de renforcer les activités de communication. L’équipe permanente a mis en place de nouveaux outils, comme la lettre d’information électronique dont le premier numéro vient d’être envoyé, et les fiches régionales qui expliquent ce que l’Europe apporte au quotidien des citoyens. Nous avons relancé une opération « 9 mai » pour tous les collèges et lycées de France, avec l’envoi d’un kit à chaque établissement. Nous avons démarché de façon ciblée les responsables des salons pour obtenir des stands pour venir expliquer l’Europe. Bien d’autres initiatives ont été prises pour proposer aux citoyens des informations claires, agréables à lire, faciles d’accès, et adaptées à leurs centres d’intérêt.

J’ai aussi tenu à ce que le MEF développe des activités de think tank, à travers des commissions de travail thématiques, afin de proposer des idées neuves pour l’Europe, de définir ses engagements dans des domaines qui nous semblent prioritaires et de relancer nos activités de publications. Sur un plan interne, j’ai proposé une réforme des statuts de notre association et de ceux des sections locales pour donner aux militants davantage de poids lors des prises de décision et aussi dans le cadre de l’élection du président.

Concernant les difficultés rencontrées sur le terrain, je crois que nous avons traversé une période dure avec cette campagne référendaire, où nos militants ont été confrontés à des arguments souvent faux, parfois de mauvaise foi. Nous avons tous été très affectés par les conditions de cette campagne. Mais cela doit aussi nous permettre de remettre en question nos techniques de communication, notre façon de militer au quotidien et nous pousser à nous ouvrir davantage. C’est ce que nous essayons de faire.

TDLE - Le Mouvement Européen s’est beaucoup investi dans la campagne pour le référendum sur la constitution européenne en France. Au regard des résultats, quels sont vos objectifs et projets aujourd’hui pour l’association ?

PM - Aller toujours plus à la rencontre des gens, élargir notre auditoire à ceux qui ne s’intéressent pas à l’Europe et qui sont donc beaucoup plus fragiles face aux arguments parfois fallacieux qui sont développés par les eurosceptiques. Il faut que nous arrivions à donner une culture européenne de base à chaque citoyen français. Bien sûr le MEF n’y arrivera pas tout seul, mais nos efforts pour faire entrer l’Europe dans les écoles et pour toucher des publics plus divers y contribueront. Et en l’absence de réelle politique d’explication au niveau du gouvernement, nous devons pour le moment redoubler nos efforts en ce sens.

TDLE - Comment expliquez-vous le résultat français du référendum sur la constitution européenne ?

Mais beaucoup de ceux qui ont voté non ne sont pas contre la construction européenne. Au contraire, certains ont même pensé voter pour « mieux d’Europe » en choisissant un bulletin « non ».

PM - C’est un terrible gâchis. Certains de nos concitoyens sont opposés à l’idée européenne : il était évident que ceux-là voteraient non. Mais beaucoup de ceux qui ont voté non ne sont pas contre la construction européenne. Au contraire, certains ont même pensé voter pour « mieux d’Europe » en choisissant un bulletin « non ».

Tout d’abord, je crois que la conjoncture était contre nous : la situation économique était catastrophique, le chef de l’Etat très contesté, le texte lui-même était long, évidemment technique, parfois subtile. Il a donc donné prise à une campagne, on peut le dire, très malhonnête des tenants du non, qui n’ont pas hésité à « découper » des morceaux de phrases pour faire dire exactement le contraire de ce qui était écrit. Ensuite, si ce non exprime un malaise beaucoup plus large vis-à-vis de la situation économique et politique de la France, il exprime aussi le rejet d’une certaine façon de construire l’Europe, puisque certains ont pu avoir le sentiment qu’ils n’avaient pas été assez consultés auparavant. Il traduit également le rejet d’une Europe qui, faute de pouvoir se développer politiquement, a fait porter ses efforts sur une construction économique. Celle-ci paraît maintenant complètement déséquilibrée. Le malentendu, c’est que justement la constitution devait y remédier !

TDLE - A votre avis, le projet de constitution européenne est-il définitivement enterré ? Faut-il alors repenser à un nouveau projet de constitution ?

PM - Je vois mal comment ce projet pourrait surmonter les votes négatifs français et néerlandais. Ce traité-là est, à mon avis, bel et bien mort. Evidemment, on ne peut pas en rester indéfiniment à la situation actuelle. Nous avons absolument besoin de réformer nos institutions et de renouveler les moyens d’action de l’Union.

Nous devrons nous remettre autour de la table des négociations pour trouver une solution et sortir de l’impasse. Cependant, je ne suis pas certain que le résultat soit à la hauteur du traité que nous avons rejeté. Ceux qui voulaient une Europe plus sociale devront négocier avec un nombre plus important de gouvernements libéraux et notamment chez notre grand voisin allemand, avec des Polonais beaucoup mois enclins à négocier sur la reconnaissance de l’héritage chrétien, avec des Hollandais qui ont voté non parce que l’Union ne leur semblait pas assez libérale, etc.

TDLE - Comment l’Union européenne peut-elle rebondir aujourd’hui ?

PM - Je crois qu’il y aura nécessairement une période de « digestion » de ces votes, et que pendant un certain temps, l’Union va accuser le choc. Nous manquons cruellement de dirigeants avec une grande vision européenne. Le sursaut ne viendra donc probablement pas du Conseil, du moins pour l’instant. Après ces votes, la Commission n’est pas en position de relancer un processus. Le Parlement européen souffre de l’absence de partis européens capables de défendre un programme et de reprendre l’initiative. Dans l’immédiat, la situation est donc assez peu enthousiasmante.

Il faut accepter que la machine communautaire, un peu grippée, prenne du temps pour se remettre. Plus que jamais, expliquer aux citoyens ce que fait l’Europe et ce qu’elle leur apporte est essentiel : l’Union ne pourra pas rebondir et se développer dans le doute et la désaffection générale. Pour l’instant, nous avons surtout besoin d’un accord sur le budget pour que les principales politiques, notamment de cohésion et plus largement, de solidarité, puissent continuer à être menées, dans le souci de montrer aux citoyens leur importance au quotidien.

TDLE - Vous jonglez entre plusieurs fonctions (à l’association, au Parlement européen, au parti socialiste...). Comment se passe une de vos semaines types ?

PM - Justement, je n’ai pas de semaine type ! Cela dépend des dossiers à étudier, des périodes de session du Parlement, des gens à rencontrer, des décisions à prendre... Ce qui ne change pas, c’est le rythme des réunions et les horaires des trains !

Propos recueillis par Sophie Gérardin

Bio express

- Depuis 2004 : député européen et vice-président du Parlement européen
- Depuis 2003 : secrétaire national aux relations internationales au parti socialiste
- 2002 : représentant des autorités françaises à la Convention européenne
- 1998-2004 : conseiller régional de Franche-Comté
- 1997-2002 : ministre délégué chargé des affaires européennes
- 1997 : député du Doubs
- Depuis 1995 : conseiller municipal de Montbéliard
- 1994-1997 : député européen
- 1994-2002 : conseiller général du Doubs
- 1991-1994 : chef du service de la modernisation du service public du financement au Commissariat général du Plan
- 1988-1990 : chargé de mission auprès du ministre de l’Éducation nationale
- Depuis 1984 : professeur associé à l’IEP de Paris
- 1984 : auditeur, conseiller référendaire, puis conseiller maître à la Cour des Comptes
- 1982-1984 : élève à l’École nationale d’administration
- 1980 : DEA de philosophie (Paris IV) et diplôme de l’institut d’études politiques de Paris
- 1979 : DEA de macro-économie (Paris I)
- 16 septembre 1957 : naissance à Paris

Publications

- « L’heure des choix, pour une économie politique » (avec François Hollande), Odile Jacob, 1991
- « À la recherche de la gauche perdue », Calmann-Levy, 1994
- « Quelle économie pour quel emploi ? » (ouvrantage collectif), l’Atelier, 1995
- « L’urgence, plaidoyer pour une autre politique », Plon, 1997
- « Au c ?ur de l’Europe », le Pré aux Clercs, 1999
- « L’Europe, une puissance dans la mondialisation », Seuil, 2001
- « Un an après », Grasset, 2003
- « Les 10 questions qui fâchent les Européens », Perrin, 2004
- « La Turquie vers un rendez-vous décisif avec l’Union européenne » (ouvrage collectif), Iris, 2004

Vos commentaires

  • Le 15 janvier 2006 à 19:17, par Ali Baba En réponse à : Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

    Tiens, je ne savais même pas qu’il était des nôtres ! :-)

    À part ça, pour réagir par rapport aux kits distribués aux écoles, il est vrai que c’est important. Je me souviens moi-même, quand j’étais en seconde, d’un concours organisé dans mon lycée, avec pour prix des lots issus de ce genre de kits. Pour gagner, il fallait répondre juste aux questions posées, dont les réponses étaient dans la documentation fournie. Ça incitait les élèves à se plonger dedans :-) Pour l’anecdote, j’avais gagné un parapluie aux couleurs de l’Europe ^^

  • Le 16 janvier 2006 à 06:54, par Ronan Blaise En réponse à : Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

    Je ne suis toujours pas sur qu’il soit des nôtres : il était le ministre des affaires européennes de Jospin et l’adjoint (aux affaires européennes) de Védrine, nationaliste notoire et artisan du calamiteux traité de Nice. A ma connaissance Mosco n’a pas renié le dit traité publiquement...

    Je trouve d’ailleurs étrange que le Mouvement aille chercher ses présidents hors de ses rangs. Enfin, c’est parce que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même que l’on mentionne ici que ce monsieur est président du MEF vu qu’il ne s’exprime jamais es qualité dans les médias et que de toute manière le Mouvement n’a rien à dire et qu’il n’aura rien à dire tant qu’il sera dirigé exclusivement par des politiciens qui préfèrent ne pas froisser tel ou tel élephanteau plutôt que de porter la parole des pro-européens authentiques.

    La spécificité du Mouvement Européen est qu’il rassemble des militants, des citoyens qui croient en l’Europe mais dont le message est noyé dans des considérations politico-diplomatiques sans intérêt.

    J’attend donc encore le moment ou le « président » du Mouvement s’acquittera de sa mission de représentation de notre organisation et de nos idées.

    Pour l’instant l’association pourrait être dirigée par Alibaba que l’on ne verrait pas la différence dans les médias.

    http://vxl.blogspirit.com/

  • Le 16 janvier 2006 à 18:32, par Ronan Blaise En réponse à : Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

    Membre de plusieurs réseaux européen dont le Mouvement Européen France, je viens de lire la communication de P.Moscovici.

    Je suis particulièrement surpris et en désaccord radical sur un point : je suis de plus en plus convaincu que le projet de Constitution n’est pas mort ; encore ne faudrait-il pas le confondre avec le Traité constitutionnel présenté aux français. Traité où étaient mélangés des éléments strictement constitutionnels (Parties I, II, IV) et une partie III qui n’était qu’une présentation améliorée de traités antérieurs déja légitimés et appliqués.

    Dans toutes les interventions que j’ai pu faire avant le 29 mai, après avoir posé cette question au public « la Constitution française est-elle de droite ou de gauche ? » il m’a toujours été répondu « ni de droite ni de gauche ». Expliquant alors ce qu’est une constitution à partir de l’exemple du foot où l’ensemble des règles de jeu est constitutionnel et ne se réfère pas aux gagnants passés et à venir, j’ai fait la distinction entre ce qui est constitutionnel et ce qui est traité dans le Traité constitutionnel.

    Ce qui est mort le 29 mai, c’est la légitimation non démocratique d’un ensemble de traités passés ; ce à quoi le projet de constitution proposé remédiait largement ; voir les pouvoirs étendu du Parlement Européen par exemple.

    On ne redira jamais assez que le projet proposé était inespéré et que les possibilités de son amélioration sont quasiment nulles.

    Ce qui est en cause à mes yeux, en France en particulier, c’est l’incapacité quasi générale de la classe politique à dépasser dans le marketing politique les querelles immédiates où se jouent les réélections.

  • Le 16 janvier 2006 à 19:34, par David Soldini En réponse à : Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

    oui vxl, ce qui est amusant avec le ME c’est que ce sont les idées qui changent avec le président et non pas le président qui change en fonction des idées !

  • Le 16 janvier 2006 à 20:42, par Ronan Blaise En réponse à : Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

    A CJM :

    Je suis assez d’accord avec ce que tu dis, cela dit quelque chose me gêne un peu dans ton message : c’est le caractère définit (et définitif) de ce que doit être une constitution.

    Une constitution peut être de gauche (cas de l’URSS), elle peut être de droite, elle peut n’être ni de droite ni de gauche sans avoir pour autant les caractéristiques constitutionnelles propres à la France (la Nouvelle Zélande considère que sa constitution est le Traité conclu entre le Royaume Uni et les Maoris...), et être néanmoins une Constitution.

    En sommes, ce qui fait le caractère constitutionnel du TCE c’est davantage son titre (Constitution pour l’Europe) et sa méthode d’élaboration (recherche et début d’affirmation d’un pouvoir constituant européen), bien plus que ce qu’il contient.

    A ce titre dire que la partie III n’est pas « constitutionnelle »’ me parait être un abus de langage, entrainant une vision fixe de la politique et du droit... alors que la politique et le droit sont avant tout des questions de dynamique.

    C’est la raison pour laquelle je pense qu’effectivement le TCE n’est pas mort, sans pour autant être vraiment convaincu par l’argument souvent utilisé de la déconstruction du texte issu de la Convention.

    Si le TCE n’est pas mort c’est avant tout parce que la France n’est pas seule en Europe.

    Peut-on accepter, dans une perspective constitutionnelle européenne que le non d’un Etat bloque l’adoption d’un texte proposé à vingt cinq Etats et à vingt cinq peuples ?

    A cette question, je pense que si l’on est européen on répond non, si on est souverainiste on répond oui.

    C’est là que se situe la ligne de division. Les européens qui en France affirme la mort du TCE tout en essayant de ressusciter une autre Constitution pour l’Europe sont des européens en pleine confusion :-)

    Cordialement, David.

  • Le 16 janvier 2006 à 21:47, par Ronan Blaise En réponse à : Expliquer aux citoyens que ce que l’Europe leur apporte est essentiel

    Pour ma part, à l’image de David précédemment, je serais assez nuancé sur cette question.

    Je partage effectivement le point de vue comme quoi il était sans doute très maladroit de vouloir ainsi construire une telle ’’usine à gaz’’ devant ainsi ’’réunifier’’ tous les textes communautaires là où nous avions surtout (et prioritairement) besoin d’une réforme des institutions pour faire fonctionner plus efficacement l’Union à 25.

    Mais en revanche, j’ai tendance à penser qu’il est tout aussi maladroit de jeter ainsi l’opprobre sur la fameuse partie III tant (abusivement) décriée.

    En effet, celle-ci (tout en étant effectivement la ’’somme’’ de l’ ’’acquis communautaire’’) n’en comporte pourtant pas moins toute une partie consacrée au fonctionnement de l’Union (ne serait-ce que le Titre VI) : dispositions institutionnelles qui ont pourtant tout à fait leur place dans un texte de type constitutionnel comme l’entend apparemment CJM (exemple : tout le descriptif des modalités d’élections ainsi que tout le descriptif du fonctionnement du Parlement européen : Articles III-330 à III-340, etc).

    De plus, je ne vois pas en quoi on puisse dire que les textes précédants régissant la construction européenne n’avaient, jusque là, pas reçu de véritable légitimité démocratique.

    En effet, ils ont tous été ratifié par le peuple français : soit directement (comme lors du référendum de septembre 1992, par exemple...) soit par l’intermédiaire de ses représentants (ce qui devrait parfaitement convenir...).

    A moins que l’on ait à ce point vraiment horreur de la démocratie représentative...

    Ce qui, tout bien pesé, n’est certes pas mon cas (compte tenu du caractère plébiscitaire, de l’abus démagogique et de l’exploitation politicienne que l’on fait systématiquement de la procédure référendaire dans notre pays...).

    (Ronan)

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